Archipel français et recomposition politique


Intervention de Jérôme Fourquet, analyste politique, expert en géographie électorale, directeur du département Opinion à l’IFOP, auteur de L’archipel français (Le Seuil, 2019), lors du colloque "Quelle recomposition du paysage politique pour la France ?" du mardi 3 décembre 2019.


Ce qui s’est produit depuis 2017, ce que d’aucuns ont appelé un Big Bang électoral ou politique, est une recomposition politique. Tel était le point de départ de mon livre [1]. Mais quand j’ai commencé à analyser les choses, il m’est apparu que ce n’est qu’une mise en conformité tardive du paysage électoral avec la réalité sociale, culturelle et démographique du pays.

Les soubassements de notre vieille société politique ont totalement muté en l’espace d’une quarantaine ou une cinquantaine d’années. Le clivage gauche-droite avait en partie masqué cette mutation : la force des habitudes (on naissait dans des familles de gauche ou de droite), le poids des appareils partisans, le nombre de militants, notre mode de scrutin à deux tours… tout cela donnait une très forte assise et une grande capacité de résilience à cette opposition gauche-droite. Or, comme souvent en histoire, le mouvement profond des plaques tectoniques est entré en résonance avec des aspects plus contingents : l’émergence de telle personnalité, un accident de parcours pour telle autre. C’est la conjonction de tout cela qui a permis d’entrer dans ce nouveau cycle que nous connaissons manifestement depuis 2017 puisque, comme l’a rappelé Jean-Pierre Chevènement, l’élection de 2019 a montré une nouvelle étape dans la décomposition ou la recomposition politique.

Dans l’introduction de mon livre, je pars des travaux de l’historien Dupeux [2] sur les élections éminemment politiques qui avaient vu la victoire du Front populaire en 1936. Lorsqu’il écrit son livre dans les années 1950, imprégné comme beaucoup à l’époque par une grille de lecture marxiste, il cherche les racines de la géographie du vote pour le Front populaire.

Première hypothèse : ce vote serait en lien avec la présence plus ou moins importante d’ouvriers dans les départements français (l’élection de 1936 sera suivie des grandes grèves ouvrières). Mais la confrontation des deux cartes révèle de très nombreuses non-coïncidences. Des zones très ouvrières dans l’Est de la France votent plutôt à droite. À l’inverse, des zones très peu ouvrières, dans le Massif central par exemple, votent massivement à gauche.

Deuxième hypothèse : dans une France encore majoritairement rurale, c’est le poids de la paysannerie qui serait en symétrique inversé du vote pour le Front populaire (plus un département serait paysan, moins il aurait voté pour le Front populaire). Là également, il constate de très nombreuses incohérences. Le Limousin vote massivement pour le Front populaire, avec les prémices de ce qu’on a appelé le communisme rural ; le Languedoc viticole est très acquis à la gauche radicale et socialiste…

En dernière analyse, il va chercher la carte de la pratique religieuse catholique qui elle, pour le coup, constitue le symétrique inversé – ou le négatif au sens photographique du terme – du vote pour le Front populaire. C’est sur cet affrontement entre un bloc catholique et un bloc républicain et laïque que la société politique française a fonctionné de la Révolution française jusqu’au milieu des années 1980. On se souvient du fameux « discours de la main tendue » du communiste Maurice Thorez qui, le 17 avril 1936, appelant à la réconciliation du peuple de France, lance : « Nous te tendons la main, catholique, ouvrier, employé, artisan, paysan, nous qui sommes des laïques parce que tu es notre frère et que tu es comme nous accablé par les mêmes soucis. » L’ennemi de classe, l’adversaire politique auquel il pense spontanément, c’est le catholique.

Ces deux matrices constitutives se sont totalement effondrées en l’espace d’une cinquantaine d’années. Selon les chiffres de l’IFOP, en 1961, à la veille de Vatican II, 35 % de nos concitoyens déclarent aller à la messe chaque dimanche ou plus. Répondant en 2013 à la même question, en termes identiques, 5 % des Français déclarent aller à la messe chaque dimanche ou plus. Les catholiques n’ont pas disparu, loin s’en faut, mais ils ne sont plus qu’un îlot de l’archipel français alors qu’ils en étaient une des composantes principales il y a encore cinq décennies. De la même manière, le Parti communiste, à la fin des années 1970, obtient encore au minimum 20 % à 25 % des voix à chaque élection. Lors de la dernière élection européenne où le PC s’est présenté sous ses propres couleurs (sans l’ombrelle mélenchoniste), il a réalisé un score de 2,5 % des voix. On voit la vitesse avec laquelle cette érosion, cette disparition, s’est opérée. Si on veut être un peu cruel, on peut mettre ce score de 2,5 % en regard avec le score de 2 % qu’a obtenu la liste du parti animaliste à cette même élection. Cela montre l’ampleur de ces recompositions, de cette dislocation.

La dislocation de ces deux matrices structurantes s’est accompagnée du délitement d’un certain nombre de couches culturelles communes. Dans mon livre je m’appuie, ce qui peut paraître un peu iconoclaste mais qui est assez riche d’enseignements, sur l’étude des prénoms donnés en France depuis 1900 (archivés par l’INSEE). De 1900 à 1945, la France a fonctionné avec un stock d’environ 2 000 prénoms différents, garçons et filles (les historiens qui ont travaillé sur le XIXème siècle arrivent aux mêmes conclusions). En dépit des différences régionales et sociales, l’homogénéité culturelle apparaissait dans ce nombre de prénoms assez restreint. Aujourd’hui on compte 13 000 prénoms différents utilisés chaque année en France, sachant que dans sa grande sagesse l’INSEE met de côté 50 000 naissances constituant la catégorie à part des prénoms rares (donné au mieux deux fois dans l’année en France : sur 760 000 naissances – 380 000 garçons et autant de filles – un prénom rare est donné à un seul ou deux enfants d’une cohorte de 380 000 individus). On mesure à l’aune de cette analyse sur les prénoms l’ampleur du phénomène de fragmentation culturelle dans laquelle notre pays est plongé depuis quelques décennies.

C’est sur ces soubassements qui ont été complètement renouvelés et chamboulés que s’est opéré le fameux Big Bang électoral, mise en conformité tardive du paysage électoral avec la réalité culturelle et sociale du pays. Tout cela ne s’est pas fait d’un claquement de doigt et il est toujours plus facile, quand on connaît l’issue de la bataille, de tirer le fil des événements.

Mais nous avons depuis le début des années 1980 assisté à plusieurs séismes avant-coureurs :

En 1983 et 1984, l’irruption du Front national sur la scène politique française, très clairement corrélée avec l’émergence et la visibilité accrue de la population issue de l’immigration dans l’espace public. À l’époque, on pense que ce vote pour le Front national sera un feu de paille. Trente-cinq ans plus tard, Marine Le Pen est qualifiée pour le deuxième tour de l’élection présidentielle et son parti a fini en tête des dernières élections européennes. 1983 est aussi l’année du tournant de la rigueur qui, rétrospectivement, cause des dégâts très importants dans la relation qu’entretenait la gauche avec toute une partie des milieux populaires.

En 1992, le référendum de Maastricht révèle pour la première fois une tension très forte et une France qui se coupe en deux littéralement sur la question de l’intégration européenne. La carte électorale opposant la France du Oui et la France du Non n’est plus du tout en conformité avec la vieille carte gauche-droite. Quelque chose se passe à ce moment-là mais, heureusement pour les commentateurs, le train-train gauche-droite reprend vite ses droits et cette parenthèse est refermée.

2002 voit l’élimination de Lionel Jospin au premier tour de l’élection présidentielle – où les 16 candidats sur la ligne de départ révèlent un émiettement très important – et la qualification de Jean-Marie Le Pen.

En 2005, un nouveau référendum sur l’Europe provoque une alerte beaucoup plus sérieuse puisque le Non est largement majoritaire, avec de nouveau une carte qui ne ressemble en rien à la vieille carte électorale gauche-droite.

2007 est la répétition générale de 2017 avec la campagne de François Bayrou qui fait une offensive au centre et obtient 18,5 % des voix.

En 2017, les appareils politiques sont beaucoup plus vermoulus qu’en 2007. Dix années se sont écoulées, la transformation de la société française s’est encore accélérée et Emmanuel Macron réussit là où François Bayrou avait échoué avec, ironie de l’histoire, l’aide importante de ce même François Bayrou qui apporte le coup de pouce décisif dont il n’avait pas bénéficié en 2007.

Cette vaste séquence nous fait atterrir dans un nouveau paysage électoral assez compliqué à lire car il n’est plus structuré de manière bipolaire et n’est pas stabilisé.

Une des questions qui se pose immédiatement porte sur la persistance du vieux clivage gauche-droite. Je ne pense pas qu’il ait disparu, qu’il soit mort et enterré, certains de nos concitoyens continuent de se considérer comme étant de gauche ou de droite. Il est cependant rétrogradé au second plan. Cette rétrogradation fait que les principaux partis qui l’incarnaient et qui le revendiquent sont également relégués en deuxième division. Jean-Pierre Chevènement faisait le décompte des scores de ces deux grands partis de gouvernement. Aux dernières élections européennes, le total des scores du Parti socialiste et de Les Républicains, les deux formations politiques qui ont dominé la vie politique française depuis 1981, atteignait péniblement 14,5 % ou 15 % des voix. Ils n’ont donc pas disparu mais pèsent quantité très négligeable. Ce score est sans doute minoré par la nature de ces élections européennes propices à la fragmentation. Des élections plus traditionnelles verraient peut-être le score de ces deux formations un peu réhaussé. Mais je pense qu’il se situe aujourd’hui dans un étiage entre 8 % et 15 % chacun, soit l’étiage du MoDem dans le schéma politique précédent. Ils sont donc bien descendus d’un niveau et relégués en seconde division. De ce fait, ces partis sont victimes du phénomène de « vote utile » puisque les électeurs, dans leur grande majorité, hormis les noyaux les plus militants, ont acté l’idée que ces partis ne seraient plus des partis de second tour. Si on veut que son vote « pèse », il faut dès le premier tour choisir un autre candidat ou une autre formation.

Dans ce paysage électoral, le premier élément est donc la survivance de ce clivage gauche-droite mais dans un rôle secondaire.

Le premier rôle est joué aujourd’hui par la nouvelle opposition qu’on ne va pas nommer avec des termes savants parce que c’est toujours polémique. Bloc élitiste contre bloc populaire ou « populiste » ou, si on reprend la terminologie même des acteurs, progressistes contre nationalistes, patriotes contre mondialistes ? … Chacun y mettra les étiquettes qu’il souhaite. Nous parlerons de l’opposition entre La République En Marche et le Rassemblement National.

Cette opposition n’est pas propre à la France. On la retrouve de manière très structurante dans de nombreux pays occidentaux aujourd’hui.

Les deux candidats qui représentent ces partis sont arrivés en finale de la présidentielle. Ces deux partis sont arrivés en tête des élections européennes. Nous n’avons pas le recul historique et il peut se passer beaucoup de choses mais, pour l’instant en tout cas, ce sont ces deux forces qui dominent. À ceci près que ce clivage n’a pas du tout la même capacité d’agrégation qu’avait jadis le clivage gauche-droite Aujourd’hui ces deux forces recueillent entre 20 % et 25 % des voix. Score que beaucoup aimeraient réaliser dans un paysage archipélisé mais, comme le rappelait Jean-Pierre Chevènement, on est très loin de la majorité.

Dans cette situation d’instabilité, un nouveau clivage est clairement établi mais il n’est pas le clivage unique.

Un clivage secondaire continue d’exister dans un paysage marqué par une très grande instabilité dont témoigne l’évolution très rapide, entre 2017 et 2019, du score de Jean-Luc Mélenchon et de La France Insoumise : 20 % des voix à la présidentielle, 6 % deux ans plus tard pour la liste revendiquant le label mélenchoniste. Jean-Luc Mélenchon et ses lieutenants avaient sans doute pensé que les 20 % de 2017 constituaient un plancher sur lequel il était possible de construire une alternative populaire et progressiste au macronisme, d’où les appels au troisième tour social. Rétrospectivement, il s’avère que ce 20 % des voix était un plafond et non un plancher.

Autre évolution très brutale en partie liée à la précédente, les écologistes, qui ne s’étaient pas sentis en capacité de se présenter à l’élection présidentielle, partent sous leurs propres couleurs aux européennes, engrangent 13,5 % des voix et arrivent en troisième place. Certes ce n’est pas la première fois que les écologistes font des scores importants dans des élections européennes sans pour autant que cela se traduise lors d’autres scrutins. Si on se base sur les enquêtes pré-électorales – qu’il faut prendre avec la prudence et la distance nécessaires – réalisées par les différents instituts de sondage on constate néanmoins que, dans la perspective des municipales, cet enracinement des Verts dans le paysage électoral apparaît comme étant en capacité de se confirmer. Ne serait-ce donc pas un feu de paille ?

On observe dans la société française des signes tangibles d’une prise de conscience de l’urgence climatique et de la transition écologique. Selon les données de marchés sur la fréquence de consommation de produits bio, 7 % de nos concitoyens déclaraient acheter très régulièrement ce type de produits en 1998, on est à plus de 20 % aujourd’hui. Entre 1998 et 2008, la progression n’avait été que d’un point. La bascule s’est faite à ce moment-là. Donc on constate, au moins dans une partie de la société française (dont on sait qu’elle est archipélisée), une maturation autour de l’écologie politique, force politique qui n’était pas présente en 2017.

Dernier élément et non des moindres dans cette grande instabilité, déjà soulignée, François Fillon, en dépit des affaires judiciaires qui l’ont frappé pendant la campagne, a relativement bien résisté : avec 20 % des voix il rate de très peu la qualification pour le deuxième tour (Marine Le Pen ne fait que 21,5 % des voix) et Les Républicains sauvent une centaine de députés quelques semaines après, notamment par un sursaut de mobilisation de leur électorat au deuxième tour des législatives. Mais cette force qui apparaissait comme le parti de gouvernement capable de représenter une alternative au macronisme s’est complètement effondrée aux européennes avec le score de 8,5 % des voix. Et on voit aujourd’hui, dans la perspective des municipales, que l’étiquette LR est de moins en moins à la mode : les candidats encore encartés se sont bien gardés d’afficher ces couleurs pour se présenter aux municipales !

Enfin, élément sans précédent dans notre histoire politique depuis une cinquantaine d’années, si La République En Marche a à peu près conservé, avec 21 %, les positions qu’avait obtenues Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle (24 %), c’est au prix d’un transfert et d’une recomposition profonde de l’électorat qui s’est porté sur ce parti. Toute une frange de cet électorat qui venait de la gauche a quitté La République En Marche et a voté notamment pour les Verts lors des élections européennes quand une partie de l’électorat qu’on peut qualifier de noyau dur de la droite, qui avait voté à droite dans le contexte de la présidentielle, a fait mouvement vers La République En Marche (30 % de l’électorat de François Fillon qui est allé voter aux européennes a voté pour La République En Marche).
Comme certains individus qui, après une opération chirurgicale ou un traitement médical très lourd, changent de groupe sanguin, La République En Marche a subi une mutation à l’occasion des dernières élections européennes. C’est un signe supplémentaire de l’instabilité très forte de notre paysage.

Sur la base de ce constat, Jérôme Sainte-Marie, un de mes confrères, écrit dans Bloc contre bloc [3] qu’à la suite de la crise des Gilets jaunes nous sommes dans une logique de polarisation du paysage électoral en termes de blocs : un bloc élitaire autour d’Emmanuel Macron face à un bloc populaire en train de se structurer autour de Marine Le Pen. Il s’appuie dans son analyse sur les enquêtes et sondages réalisés lors de la crise des Gilets jaunes. Pendant assez longtemps, environ 60 % de la population soutenait les Gilets jaunes. Nous assistons selon lui à une montée aux extrêmes et l’opposition est en train de se construire.

J’adhère à son analyse sur la consolidation du bloc élitaire, notamment avec l’arrimage à l’électorat macronien de toute une partie de l’électorat de droite traditionnelle et notamment des retraités. C’est aussi une dimension fondamentale de ce qui va se jouer à partir du 5 décembre : si Emmanuel Macron tient sur ses positions, c’est aussi sans doute pour essayer d’arrimer définitivement l’électorat retraité de droite à sa majorité.

Je suis beaucoup plus dubitatif sur la cohérence idéologique du bloc populaire. Au moment du référendum de 2005, des gens idéologiquement très opposés avaient voté ensemble pour le Non. Mais Marine Le Pen, qui s’est échinée dans toute la période d’entre-deux tours de la présidentielle à essayer de parler à cette France du Non de gauche, a fait complètement chou blanc. Sur les 13 points qu’elle a gagnés entre le premier et le deuxième tour, un ou deux points seulement venaient de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon, tout le reste venait de la droite et de l’électorat de Dupont-Aignan. Il y a sur les questions d’identité, sur les questions d’immigration, une ligne de clivage très profonde au sein de ce que certains appellent le bloc populaire. C’est sans doute l’assurance-vie provisoire d’un bloc élitaire dont l’assise est juste assez large pour être dominant dans ce qu’Alain Minc appelait le « cercle de la raison ». Avec 25 % des voix au premier tour d’une élection présidentielle, face à un bloc lepéniste qui enregistre un score comparable, on ne risque pas pour l’instant, dans un paysage très décomposé, de se voir contester in fine le leadership. Comme le rappelait Jean-Pierre Chevènement, tout cela tient beaucoup à la dimension repoussoir dont souffre le Rassemblement National dont le changement de nom ne trompe personne. Donc ce plafond de verre existe toujours de notre point de vue, même s’il est monté sur vérins. Il s’élève progressivement mais je ne pense pas, à l’heure où l’on se parle, que la société française soit « mûre », au sens du processus de maturation, pour permettre un tel scénario, à savoir celui d’une victoire de Marine Le Pen. Nous sommes donc pour l’instant dans un paysage très chaotique, très désorganisé, à l’image de la société française tout entière.

Jean-Pierre Chevènement

Merci Jérôme Fourquet pour cette description très précise, argumentée, cette photographie du chaos dans lequel nous sommes actuellement.

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[1] L’Archipel français. Naissance d’une nation multiple et divisée, Jérôme Fourquet, éd. du Seuil, mars 2019.
[2] Le Front populaire et les élections de 1936, vol. 1 et 2 (cartes et graphiques), Georges Dupeux, éd. Armand Colin, coll. « Cahiers de la Fondation nationale des sciences politiques : partis et élections » (n° 99), 1959.
[3] Bloc contre bloc, Jérôme Sainte-Marie, éd. du Cerf, nov. 2019.

Le cahier imprimé du colloque "Quelle recomposition du paysage politique pour la France ?" est disponible à la vente dans la boutique en ligne de la Fondation.

Fondation Res Publica I Vendredi 13 Mars 2020 I | Lu 1165 fois


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