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 <title>Fondation Res Publica | République, mondialisation, dialogue des civilisations et des nations</title>
 <subtitle><![CDATA[Fondation de recherche reconnue d'utilité publique présidée par Jean-Pierre Chevènement]]></subtitle>
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 <updated>2009-07-04T14:02:35+02:00</updated>
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   <title>L'impact de la crise sur la stabilité de l'Euro</title>
   <updated>2009-06-30T23:45:00+02:00</updated>
   <id>http://www.fondation-res-publica.org/L-impact-de-la-crise-sur-la-stabilite-de-l-Euro_a411.html</id>
   <category term="Séminaires de la Fondation Res Publica" />
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   <published>2009-06-30T23:45:00+02:00</published>
   <author><name>Fondation Res Publica</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Séminaire de la Fondation Res Publica autour de Christian Saint-Etienne tenu le lundi 4 mai 2009 à la Maison de la Chimie.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.fondation-res-publica.org/photo/1462554-1945498.jpg" alt="L'impact de la crise sur la stabilité de l'Euro" title="L'impact de la crise sur la stabilité de l'Euro" />
     </div>
     <div>
      Avec        <br />
       • Dominique Garabiol, administrateur de la Fondation et directeur à la Caisse nationale des caisses d’épargne,       <br />
       • Jean-Luc Gréau, économiste indépendant, auteur de <span style="font-style:italic">« L’avenir du capitalisme »</span> et de<span style="font-style:italic"> « La trahison des économistes »</span> (1),       <br />
       • Christian Saint-Etienne, professeur à Paris Dauphine, membre du Conseil d’analyse économique et auteur de <span style="font-style:italic">« La fin de l’euro »</span> (2),       <br />
       • Jean-Pierre Patat, conseiller au CEPII et ancien Directeur général à la Banque de France, auteur d’une <span style="font-style:italic">« Histoire monétaire de la France »</span> et d’une <span style="font-style:italic">« Histoire de l’Europe monétaire »</span> (3),       <br />
              <br />
       entourés de :       <br />
       • Alain Dejammet, ambassadeur de France et président du Conseil scientifique de la Fondation Res Publica,       <br />
       • Francis Gutmann, ambassadeur de France et ancien président de Gaz de France,       <br />
       • Jean-Pierre Cossin, conseiller maître à la Cour des Comptes,       <br />
       • Jean-Paul Escande, ancien président de banque.       <br />
               <br />
              <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement</b>       <br />
       La Fondation Res Publica est très heureuse de vous accueillir pour cette table ronde.       <br />
       Nous réfléchissons sur les développements de la crise en général et, sur décision de notre conseil scientifique, nous nous concentrons aujourd’hui sur la question de l’euro.        <br />
              <br />
       Nous avons invité, outre Monsieur Dominique Garabiol, directeur à la Caisse nationale des caisses d’épargne qui va ouvrir cet échange, Monsieur Christian Saint-Etienne  que je remercie d’avoir accepté notre invitation (professeur à Paris Dauphine, membre du Conseil d’analyse économique, il est l’auteur d’un livre que certains d’entre vous ont peut-être lu : <span style="font-style:italic">« La fin de l’euro »</span> qui vient de paraître aux éditions Bourin), puis Monsieur Jean-Pierre Patat, conseiller au CEPII et ancien Directeur général à la Banque de France, auteur d’une <span style="font-style:italic">« Histoire monétaire de la France »</span> et d’une <span style="font-style:italic">« Histoire de l’Europe monétaire »</span>, enfin Monsieur Jean-Luc Gréau, économiste indépendant, auteur de<span style="font-style:italic"> « L’avenir du capitalisme »</span> et de <span style="font-style:italic">« La trahison des économistes »</span> dont nous connaissons bien ici les analyses toujours aigues et pertinentes.        <br />
              <br />
       Je remercie de leur présence Monsieur Alain Dejammet, ambassadeur de France, Monsieur Francis Gutmann, également ambassadeur de France et ancien Président de Gaz de France, Monsieur Jean-Pierre Cossin, conseiller maître à la Cour des Comptes et Monsieur Jean-Paul Escande, ancien président de banque.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Dominique Garabiol</b>       <br />
       Je vais introduire cette rencontre en forme d’intervention interrogative.        <br />
       La question de la stabilité de la zone euro et de sa dislocation éventuelle a été posée un peu avant le début de l’année. Le révélateur qui a fait apparaître cette question est la divergence des taux d’intérêt des emprunts d’Etat de la zone euro, très forte, précisément, depuis cinq ou six mois, du fait de la crise et de ses répercussions.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quelles sont les questions qui se posent ?       <br />
              <br />
       Faut-il en parler ?</span>        <br />
       Faut-il parler du risque sur la stabilité de la zone euro, sachant qu’en parler peut amener à envisager des solutions et à rendre ce risque acceptable politiquement ? En effet, si nous en parlons, si nous intégrons le risque, nous le rendrons de facto plus acceptable et probable. Ceci explique des positions officielles qui, systématiquement, nient le risque et expriment une sorte d’acte de foi en la stabilité de l’euro.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">La seconde question porte sur les prémices  de la création de l’euro. </span>       <br />
       Nous savions depuis le départ que la zone euro n’était pas une zone monétaire optimale. Une zone monétaire optimale est définie par des facteurs de fluidité des mouvements de capitaux ou de travail et d’ajustement par les prix. Nous savions depuis le départ que les conditions n’étaient pas réunies, ce qui avait donné lieu au pari pascalien de ceux qui arguaient que la création d’une zone monétaire imparfaite allait entraîner de facto, sous la contrainte, une évolution vers un cadre plus abouti, en l’espèce un cadre plus fédératif européen, au moins sur les plans économique, monétaire et financier.       <br />
       La réponse française a été la promotion du gouvernement économique européen. Malgré un relatif consensus français sur cette question, la France n’a pas réussi à imposer cette idée à laquelle l’Allemagne, depuis dix ans, reste extrêmement rétive.         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">La troisième question, sachant que la zone euro n’est pas une zone monétaire optimale, concerne les divergences structurelles.</span> Même en l’absence de crise, nous constatons que les zones internes à l’euro économiques ont tendance à diverger. Le schéma initial opposait le cœur industriel de l’Europe, avec l’Allemagne, versus la zone périphérique, notamment ce qu’on avait appelé il y a une dizaine d’années le Club Med, c’est-à-dire l’Italie, l’Espagne et le Portugal. Ces divergences, à l’œuvre depuis dix ans, ont paru acceptables, au moins pendant cette période.       <br />
              <br />
       Une zone monétaire qui n’est pas optimale est vulnérabl...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Où va le Pakistan ?</title>
   <updated>2009-06-02T10:02:00+02:00</updated>
   <id>http://www.fondation-res-publica.org/Ou-va-le-Pakistan_a404.html</id>
   <category term="Programmes des colloques de la Fondation Res Publica" />
   <published>2009-06-02T10:02:00+02:00</published>
   <author><name>Fondation Res Publica</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Colloque du lundi 22 juin 2009 à 18h à la Maison de la Chimie, 28, rue Saint Dominique 75007 Paris (présenter une pièce d'identité à l'entrée).
Entrée libre sous réserve de votre inscription à res-publica@wanadoo.fr.
Merci de préciser vos nom et coordonnées complètes.      <div>
      Avec la participation de :       <br />
       <ul class="list"><li>Mariam Abou Zahab, chercheur au CERI et chargée de cours à l’INALCO        
       </li></ul><ul class="list"><li>Amélie Blom, chercheur associé au département de sciences sociales de la Lahore University of Management Sciences        
       </li></ul><ul class="list"><li>Loïc Hennekinne, Ambassadeur de France        
       </li></ul><ul class="list"><li>Jean-Luc Racine, directeur de recherche au CNRS, chercheur au Centre d’études de l‘Inde et de l’Asie du Sud à l’EHESS        
       </li></ul><ul class="list"><li>Max Zins, chargé de recherches au CNRS et au CERI        
       </li></ul><ul class="list"><li>Jean-Pierre Chevènement, Président de la Fondation Res Publica</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div align="center"><iframe width="400" height="350" frameborder="0" scrolling="no" marginheight="0" marginwidth="0" src="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=maison+de+la+chimie+paris&amp;sll=47.15984,2.988281&amp;sspn=13.95572,39.550781&amp;ie=UTF8&amp;cid=48859945,2316687,16662183361858349094&amp;s=AARTsJqQWPBZOKWkNgclzLSS-0hfsB8XUA&amp;ll=48.869119,2.320862&amp;spn=0.01976,0.034332&amp;z=14&amp;iwloc=A&amp;output=embed"></iframe><br /><small><a href="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=maison+de+la+chimie+paris&amp;sll=47.15984,2.988281&amp;sspn=13.95572,39.550781&amp;ie=UTF8&amp;cid=48859945,2316687,16662183361858349094&amp;ll=48.869119,2.320862&amp;spn=0.01976,0.034332&amp;z=14&amp;iwloc=A&amp;source=embed" style="color:#0000FF;text-align:left">Agrandir le plan</a></small></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link rel="alternate" href="http://www.fondation-res-publica.org/Ou-va-le-Pakistan_a404.html" />
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  <entry>
   <title>La politique extérieure des Etats-Unis après l'élection d'Obama</title>
   <updated>2009-06-01T07:59:00+02:00</updated>
   <id>http://www.fondation-res-publica.org/La-politique-exterieure-des-Etats-Unis-apres-l-election-d-Obama_a396.html</id>
   <category term="Séminaires de la Fondation Res Publica" />
   <published>2009-05-16T16:05:00+02:00</published>
   <author><name>Fondation Res Publica</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Séminaire de la Fondation Res Publica autour d’Hubert Védrine tenu le mardi 7 avril 2009 à la Maison de la Chimie      <div>
      <b>Jean-Pierre Chevènement</b>       <br />
       La Fondation Res Publica est très heureuse de vous accueillir pour cette table ronde autour d’Hubert Védrine qui nous  fait le plaisir et l’honneur de passer la soirée avec nous.        <br />
       Je remercie également Monsieur Boutros Boutros-Ghali, ancien Secrétaire général de l’ONU.       <br />
       Je voudrais saluer aussi la présence de        <br />
       -	Madame Marie-Françoise Bechtel, Conseiller d’Etat, ancienne directrice de l’ENA,        <br />
       -	Monsieur Alain Dejammet, ambassadeur de France, président du conseil scientifique de la Fondation Res Publica,        <br />
       -	Monsieur Eric Desmarest, ancien directeur du cabinet du ministre des Affaires étrangères Jean-Bernard Raimond         <br />
       -	Monsieur Jean-Luc Gréau, un économiste qui fait parler de lui,        <br />
       -	Monsieur Jean-Pierre Cossin, conseiller à la Cour des comptes,        <br />
       -	Monsieur Jacques Warin, ancien ambassadeur,        <br />
       -	Monsieur Jean-Michel Quatrepoint, journaliste, polémiste, essayiste,       <br />
       -	Madame Charlotte Lepri, chercheuse à l’IRIS,  coauteur, avec Pascal Boniface, de « Cinquante idées reçues sur les États-Unis »,       <br />
       -	Monsieur Loïc Hennekinne, ambassadeur de France,       <br />
       -	Enfin, Monsieur Ernst Hillebrand, directeur du bureau parisien de la Fondation  Friedrich Ebert.       <br />
              <br />
       Après le G20, la réunion de l’OTAN, le discours de Prague du Président Obama, les attentes suscitées par le président américain connaissent un début de réalisation.        <br />
       Je laisse la parole à Hubert Védrine qui va nous présenter ce qu’il perçoit de la politique extérieure du Président Barack Obama.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Hubert Védrine</b>       <br />
       Merci  Jean-Pierre, de cette invitation. Compte tenu de la configuration dans laquelle nous sommes et de la densité d’experts présents, je ne vais pas faire une allocution mais réfléchir à haute voix devant vous et avec vous sur l’analyse qu’on peut commencer à faire.       <br />
              <br />
       Il me paraît évident que, par son itinéraire, son intelligence, son intuition, par les circonstances qui l’ont amené à vivre hors des États-Unis - ce qui est un point important - Barack Obama incarne une sorte de rupture avec le dogmatisme de Bush. Mais il est trop intelligent pour opposer un dogmatisme à un autre. Il ne faut donc pas s’attendre à ce qu’il annonce, d’emblée, une politique étrangère « préfabriquée », déjà élaborée. Quand bien même l’aurait-il conçue qu’il ne l’annoncerait pas, pour des raisons de prudence, compte tenu des forces hostiles qu’il va rencontrer.        <br />
              <br />
       Au point de départ il y a la rupture avec la pensée que Bush a rappelée dans son dernier discours : « Il y a dans le monde un combat entre le bien et le mal et, avec le mal, il n’y a pas de compromis possible ». Cette phrase résume le contraire de tout ce qui a été fait depuis la nuit des temps en matière de politique étrangère et de diplomatie. La régression intellectuelle qu’a représentée l’époque Bush n’a pas été suffisamment analysée, notamment parce que la mobilisation d’une partie des opinions européennes contre la guerre en Irak a servi d’abcès de fixation. Il est pourtant intéressant, même maintenant, de revenir à la genèse du cocktail particulier qui avait fondé la politique étrangère de Bush pour se demander ce qui subsiste de ces courants dans la société américaine. Leur éventuelle résurgence serait-elle de nature à peser sur Obama, à le bloquer ? Il ne faut pas considérer la politique de Bush comme un cauchemar passé. Cette alliance particulière entre les nationalistes classiques, façon Rumsfeld (« Il faut que l’Amérique soit capable de mener trois grands combats simultanés »), les évangélistes, qui sont globalement pis, à propos du Moyen Orient, que ce qu’il y a de pire dans le lobby israélien aux États-Unis, ce fameux lobby dont une composante importante est passée sous le contrôle du Likhoud au cours des vingt dernières années (quand Richard Perle disait : « Je suis le premier Likhoudnik de Washington »), les néoconservateurs (tous les anciens gauchistes américains passés à la droite du Parti républicain) constitue ce cocktail particulier entre Taft et Wilson. La vulnérabilité d’une partie de la gauche américaine ou de la gauche européenne à certains thèmes de Bush venait de ce qu’ils reprenaient l’idée wilsonienne du rôle particulier de l’Occident - ou des États-Unis - pour s’ingérer et pour démocratiser le monde.        <br />
              <br />
       Tout ces groupes n’ont pas disparu, simplement l’alliance est disloquée, et ils ont été battus. Mais des éléments variés de ces courants de pensée circulent encore dans la politique étrangère américaine. Pourront-ils, à un moment donné – c’est une des questions que je pose et qu’il faudrait que nous approfondissions – se mettre en travers de l’action d’Obama ?        <br />
              <br />
       Selon moi, Obama, par le simple fait de son existence et de son élection marque une rupture avec  ce que je viens de décrire par une vision du monde très différente. Sa conscience qu’il existe autre chose que l’Amérique, son itinéraire, son métissage culturel...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.fondation-res-publica.org/La-politique-exterieure-des-Etats-Unis-apres-l-election-d-Obama_a396.html" />
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  <entry>
   <title>Réforme territoriale et développement</title>
   <updated>2009-05-26T10:34:00+02:00</updated>
   <id>http://www.fondation-res-publica.org/Reforme-territoriale-et-developpement_a395.html</id>
   <category term="Programmes des colloques de la Fondation Res Publica" />
   <published>2009-05-11T10:47:00+02:00</published>
   <author><name>Fondation Res Publica</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Colloque du mardi 26 mai 2009 à 18h à la Maison de la Chimie, 28, rue Saint Dominique 75007 Paris (présenter une pièce d'identité à l'entrée).
Entrée libre sous réserve de votre inscription à res-publica@wanadoo.fr.
Merci de préciser vos nom et coordonnées complètes.      <div>
      Avec la participation de :       <br />
       <ul class="list"><li>Jean-Pierre Duport, Conseiller d’Etat, ancien Datar et ancien préfet de la région d’Ile de France       
       </li></ul><ul class="list"><li>Philippe Lefebvre, <a class="link" href="http://observatoirepc.org/">Observatoire des pôles de compétitivité</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li>Patrick Quinqueton, Conseiller d’Etat, Elu de la communauté d’agglomération du Val de Fensch       
       </li></ul><ul class="list"><li>Jean-Pierre Chevènement, Président de la Fondation Res Publica</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div align="center"><iframe width="400" height="350" frameborder="0" scrolling="no" marginheight="0" marginwidth="0" src="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=maison+de+la+chimie+paris&amp;sll=47.15984,2.988281&amp;sspn=13.95572,39.550781&amp;ie=UTF8&amp;cid=48859945,2316687,16662183361858349094&amp;s=AARTsJqQWPBZOKWkNgclzLSS-0hfsB8XUA&amp;ll=48.869119,2.320862&amp;spn=0.01976,0.034332&amp;z=14&amp;iwloc=A&amp;output=embed"></iframe><br /><small><a href="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=maison+de+la+chimie+paris&amp;sll=47.15984,2.988281&amp;sspn=13.95572,39.550781&amp;ie=UTF8&amp;cid=48859945,2316687,16662183361858349094&amp;ll=48.869119,2.320862&amp;spn=0.01976,0.034332&amp;z=14&amp;iwloc=A&amp;source=embed" style="color:#0000FF;text-align:left">Agrandir le plan</a></small></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
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   <title>Crise du libre-échange mondial : comment en sortir ?</title>
   <updated>2009-06-20T19:54:00+02:00</updated>
   <id>http://www.fondation-res-publica.org/Crise-du-libre-echange-mondial-comment-en-sortir_a379.html</id>
   <category term="Programmes des colloques de la Fondation Res Publica" />
   <published>2009-04-27T23:37:00+02:00</published>
   <author><name>Fondation Res Publica</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Colloque du lundi 27 avril 2009 à 18h à la Maison de la Chimie, 28, rue Saint Dominique 75007 Paris (présenter une pièce d'identité à l'entrée).
Entrée libre sous réserve de votre inscription à res-publica@wanadoo.fr.
Merci de préciser vos nom et coordonnées complètes.      <div>
      Avec la participation de :       <br />
       <ul class="list"><li>Jean-Luc Gréau, économiste, auteur de <span style="font-style:italic">La trahison des économistes</span> (Gallimard, 2008)       
       </li></ul><ul class="list"><li>Hakim el Karoui, banquier d’affaires, auteur de <span style="font-style:italic">L’avenir d’une exception</span> (Flammarion, 2006)       
       </li></ul><ul class="list"><li>Jacques Sapir, directeur d'études à l'<a class="link" href="http://cemi.ehess.fr/">EHESS</a>, auteur de <span style="font-style:italic">Le nouveau XXIè siècle</span> (Seuil, 2008).       
       </li></ul><ul class="list"><li>Jean-Marc Daniel, professeur d'économie à l'ESCP-EAP et directeur de la revue <a class="link" href="http://www.societal.fr/">Societal</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li>Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica       <br />
              <br />
       Sur le sujet, voir le blog <a class="link" href="http://www.protectionnisme.eu">www.protectionnisme.eu</a>.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div align="center"><iframe width="400" height="350" frameborder="0" scrolling="no" marginheight="0" marginwidth="0" src="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=maison+de+la+chimie+paris&amp;sll=47.15984,2.988281&amp;sspn=13.95572,39.550781&amp;ie=UTF8&amp;cid=48859945,2316687,16662183361858349094&amp;s=AARTsJqQWPBZOKWkNgclzLSS-0hfsB8XUA&amp;ll=48.869119,2.320862&amp;spn=0.01976,0.034332&amp;z=14&amp;iwloc=A&amp;output=embed"></iframe><br /><small><a href="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=maison+de+la+chimie+paris&amp;sll=47.15984,2.988281&amp;sspn=13.95572,39.550781&amp;ie=UTF8&amp;cid=48859945,2316687,16662183361858349094&amp;ll=48.869119,2.320862&amp;spn=0.01976,0.034332&amp;z=14&amp;iwloc=A&amp;source=embed" style="color:#0000FF;text-align:left">Agrandir le plan</a></small></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.fondation-res-publica.org/Crise-du-libre-echange-mondial-comment-en-sortir_a379.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Accueil par Jean-Pierre Chevènement</title>
   <updated>2009-06-20T19:55:00+02:00</updated>
   <id>http://www.fondation-res-publica.org/Accueil-par-Jean-Pierre-Chevenement_a405.html</id>
   <category term="Interventions" />
   <photo:imgsrc>http://www.fondation-res-publica.org/photo/imagette-1443507-1916778.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-04-27T23:02:00+02:00</published>
   <author><name>Fondation Res Publica</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Accueil de Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica, au colloque du 27 avril 2009,  Crise du libre-échange mondial : comment en sortir ?     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.fondation-res-publica.org/photo/1443507-1916778.jpg" alt="Accueil par Jean-Pierre Chevènement" title="Accueil par Jean-Pierre Chevènement" />
     </div>
     <div>
      C’est devant une salle particulièrement remplie que je vais ouvrir les travaux de ce colloque consacré à <span style="font-style:italic">La crise du libre-échange : Comment en sortir ? </span>       <br />
       Ce titre peut étonner mais chacun sait que le commerce mondial se contracte et que, pendant cette année 2009, il diminuera d’environ 9%. La question est d’importance.       <br />
              <br />
       Je tiens à préciser que les réponses sont évidemment libres, marquées par le souci de la recherche qui anime la Fondation Res Publica (dont je rappelle qu’elle est une fondation reconnue d’utilité publique).       <br />
              <br />
       Je veux remercier les intervenants :       <br />
       Monsieur Jacques Sapir, directeur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, auteur notamment de <span style="font-style:italic">« Le nouveau XXIe siècle »</span> (1)       <br />
       Monsieur Hakim El Karoui, directeur de la Banque Rothschild, qui fut un des collaborateurs de Monsieur Raffarin, ne peut pas être parmi nous mais il nous a fait parvenir une intervention écrite qui sera lue par Jean-Yves Autexier.        <br />
       Monsieur Jean-Marc Daniel, professeur d’économie à l’Ecole supérieure de commerce de Paris, directeur de la revue <span style="font-style:italic">Sociétal</span> (2).       <br />
       Enfin, Monsieur Jean-Luc Gréau, économiste indépendant, auteur de <span style="font-style:italic">« La trahison des économistes »</span> (3).       <br />
              <br />
       Avant de passer la parole aux différents intervenants, je voudrais rendre hommage à l’un de nos amis très chers, Serge Ravanel, Compagnon de la Libération, qui vient de s’éteindre. Serge Ravanel était un homme absolument magnifique. A la tête des Groupes francs dans la Résistance, il s’y est illustré de mille manières. Il restera comme le libérateur de Toulouse. Il m’a fait l’honneur de devenir mon collaborateur au ministère de la Recherche et de l’Industrie de 1981 à 1983 et j’étais resté en relation étroite avec lui. Je l’ai vu récemment encore, il n’avait rien perdu de sa curiosité, de son intelligence, qui était vive, de sa culture, qui était vaste et qu’il mettait au service de la France et de l’idée de progrès, deux idées qui dans son esprit n’en faisaient qu’une. Je suis très ému en pensant à sa disparition et à la peine de Madame Ravanel.       <br />
              <br />
       Le débat sera ouvert par Jacques Sapir.       <br />
              <br />
       ------------       <br />
       1) Jacques Sapir <span style="font-style:italic">« Le Nouveau XXIe siècle, du siècle américain au retour des nations »</span>  publié en 2008 aux éditions du Seuil. Voir aussi du même auteur <span style="font-style:italic">« La fin de l’eurolibéralisme »</span>, Le Seuil, 2006 ; <a class="link" href="http://www.utopie-critique.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=120&Itemid=33">« Le protectionnisme et le contrôle des changes conduisent-ils à la guerre ? »</a>, <span style="font-style:italic">Utopie critique</span>, décembre 2008.       <br />
       2) <a class="link" href="http://www.societal.fr/">Sociétal</a>, revue trimestrielle à dominante économique et sociale, publiée par la Société d'études, de recherche et de publications économiques. Sociétal est la revue de l'Institut de l'entreprise.       <br />
       3) Jean-Luc Gréau, <span style="font-style:italic">« La trahison des économistes »</span>, éditions Gallimard, 2008 et <span style="font-style:italic">« L’avenir du capitalisme »</span>, Gallimard 2005
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.fondation-res-publica.org/Accueil-par-Jean-Pierre-Chevenement_a405.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le protectionnisme aujourd’hui</title>
   <updated>2009-06-20T20:18:00+02:00</updated>
   <id>http://www.fondation-res-publica.org/Le-protectionnisme-aujourd-hui_a406.html</id>
   <category term="Interventions" />
   <photo:imgsrc>http://www.fondation-res-publica.org/photo/imagette-1443544-1916839.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-04-27T22:59:00+02:00</published>
   <author><name>Fondation Res Publica</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jacques Sapir, directeur d'études à l'EHESS, auteur de Le Nouveau XXIè siècle (Seuil, 2008) au colloque du 27 avril 2009, Crise du libre-échange mondial : comment en sortir ?      <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.fondation-res-publica.org/photo/1443544-1916839.jpg" alt="Le protectionnisme aujourd’hui" title="Le protectionnisme aujourd’hui" />
     </div>
     <div>
      Je vous remercie beaucoup, Monsieur le Président       <br />
              <br />
       Le libre-échange a été souvent présenté comme l’une des conditions de la croissance. Il a été associé à la liberté de circulation des capitaux dans la mesure où il a été considéré que la liberté de circulation des produits devait s’accompagner d’une liberté de circulation des moyens de production pour pouvoir obtenir les meilleurs résultats.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui, on est en mesure de dresser un bilan de cette double ouverture. Il ne semble pas que la liberté de circulation des capitaux ait eu un effet globalement positif. Plus encore, en contribuant à l’instabilité générale des économies, elle a certainement exercé un effet déstabilisant. Quant au libre-échange, il est lui aussi fortement critiqué. Si personne n’envisage un retour à des économies autarciques, la mise en concurrence des économies n’a pas eu que des résultats positifs.       <br />
              <br />
       Globalement, c’est le couple libre-échange et liberté des capitaux, soit le couple entre la liberté de faire circuler les produits et celle de faire circuler les moyens de les produire qui est en cause. La possibilité de diverses formes de protectionnisme, y compris un protectionnisme asymétrique ou un protectionnisme altruiste est alors posée. On abordera en conclusion la question du souhaitable et du possible.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>1.	Le libre-échange et la concurrence entre les nations</b>.       <br />
              <br />
       La question du libre-échange et du protectionnisme s’inscrit dans une problématique de la concurrence entre les nations. Les conditions de productivité y sont différentes en raison de l’histoire économique et des inégalités de développement. Néanmoins, c’est bien dans l’écart qu’il peut y avoir entre les inégalités de productivité entre deux pays et les différences de prix que se joue l’effet de concurrence. Certes, la concurrence ne se fait pas uniquement par les prix. Il y a de nombreux exemples où la qualité est un facteur particulièrement important de différenciation entre les produits.        <br />
              <br />
       Mais, si l’on reconnaît que ce phénomène peut jouer dans certains cas, il devient peu pertinent quand les conditions matérielles de production se rapprochent.       <br />
              <br />
       Il convient donc de bien distinguer le cas, dans les pays à très faible coût du travail, entre ceux dont les niveaux de productivité et de sophistication des exportations sont en train de remonter vers la structure des pays de l’OCDE et ceux dont les niveaux vont rester très faibles. Ces différences recoupent dans une large mesure celles que l’on a connues dans le taux de pénétration de ces pays sur le marché des Etats-Unis.       <br />
              <br />
               <br />
       <b>Tableau 1 : Pays montrant la plus grande similitude dans leurs exportations avec celles de l’OCDE</b>       <br />
              <br />
       <table style="width: 300px;border-spacing: 1px;background-color: black;" class="texte">
      	 <tr>
      		 <th style="background-color: #FFFFFF;">       </th>
      		 <th style="background-color: #FFFFFF;">1972</th>
      		 <th style="background-color: #FFFFFF;">1983</th>
      		 <th style="background-color: #FFFFFF;">1994</th>
      		 <th style="background-color: #FFFFFF;">2005       <br /></th>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Mexique</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,18</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,20</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,28</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,33       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Brésil</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,15</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,16</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,19</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,20       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Taiwan</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,14</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,17</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,22</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,22       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Corée</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,11</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,18</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,25</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,33       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Argentine</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,11</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,09</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,09</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,13       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Hong-Kong</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,11</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,13</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,17</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,15       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Pologne</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,10</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,08</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,09</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,17       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Hongrie</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,05	</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,08</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,07</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,13       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Roumanie</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,05</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">-</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">-</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,08       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Inde</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,05</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,07</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,09</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,16       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Chine</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,05</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,08</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,15</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,21       <br /></td>
      	 </tr>
       </table>       <br />
       Source: P.K. Schott, « The Relative Sophistication of Chinese Exports », in <span style="font-style:italic">Economic Policy</span>, n°53, janvier 2008, p. 26.       <br />
              <br />
       Ainsi, on peut constater que le changement tel qu’il s’est joué ces vingt dernières années a été le fait non pas d’un ensemble de pays mais d’un petit groupe de ces derniers. Ce sont ces pays qui sont aujourd’hui visés par des mesures protectionnistes, car ce sont eux qui – par la pression de leurs faibles coûts – ont engendré la déflation salariale que l’on a connue dans les grands pays développés.        <br />
              <br />
       Il est particulièrement important de constater que dans ces pays qui ont le plus gagné au développement du libre-échange, on n’a pas eu les gains en protection sociale ni en protection écologique que l’on pourrait attendre de cette hausse de leur productivité et de la relative sophistication de leurs exportations. Ce sont donc ces pays qui posent aujourd’hui un véritable problème au monde développé.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tableau 2 : Gains de pénétration sur le marché des Etats-Unis</b>       <br />
       <table style="width: 300px;border-spacing: 1px;background-color: black;" class="texte">
      	 <tr>
      		 <th style="background-color: #FFFFFF;">       </th>
      		 <th style="background-color: #FFFFFF;">1972</th>
      		 <th style="background-color: #FFFFFF;">2005       <br /></th>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Chine</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,04%</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">19,26%       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Mexique</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">1,96%</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">10,44%       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Malaisie</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,42%</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">2,61%       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Irlande</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,25%</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">2,22%       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Corée du Sud</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">1,79%</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">3,32%       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Thailande</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">0,20%</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">1,38%       <br /></td>
      	 </tr>
       </table>       <br />
       Source: P.K. Schott, op.cit. p. 22.       <br />
              <br />
       Le développement économique a été, durant les 25 dernières années, largement porté par le commerce international. Tel est le résultat vulgarisé par les économistes. Cependant il convient de se demander si l’on n’a pas été en face d’une erreur, ou du moins d’une illusion, due aux statistiques. En effet, la vulgate d...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.fondation-res-publica.org/Le-protectionnisme-aujourd-hui_a406.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Les avantages d’un protectionnisme européen</title>
   <updated>2009-06-20T19:15:00+02:00</updated>
   <id>http://www.fondation-res-publica.org/Les-avantages-d-un-protectionnisme-europeen_a407.html</id>
   <category term="Interventions" />
   <published>2009-04-27T22:58:00+02:00</published>
   <author><name>Fondation Res Publica</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Hakim el Karoui, banquier d'affaires, auteur de L'avenir d'une exception (Flammarion, 2006), au colloque du 27 avril 2009, Crise du libre-échange mondial : comment en sortir ?     <div>
      <span style="font-style:italic">La source de la crise, c’est la stagnation de la demande intérieure.</span>       <br />
       Il est convenu aujourd’hui de considérer que la crise de l’année 2008 est une crise financière causée d’une part par la crise de l’immobilier américain et notamment des ménages les moins solvables (« subprime ») et de l’autre par les excès de financiers avides et cupides sur fond de slogan populiste tel « tous propriétaires ! » Quant à son aggravation en 2009, elle serait due à la diffusion de la crise financière dans « l’économie réelle », expression fort étrange au demeurant.        <br />
              <br />
       Cette interprétation n’est pas fausse, mais elle est partielle. Elle méconnaît la vraie source de la crise : l’endettement des ménages américains, et plus généralement occidentaux. Pourquoi cet endettement alors que l’on célèbre depuis quinze ans la formidable croissance américaine ? Par l’optimisme sans mesure des Américains, par leur tradition de crédit, par la sophistication des produits financiers proposés aux ménages dont le risque était ensuite divisé à l’infini puis réparti via la titrisation, mais aussi et surtout parce que les <span style="font-style:italic">salaires</span> des Américains des classes moyennes et des milieux modestes n’augmentaient pas assez vite pour satisfaire leur besoin de consommation. Et ce qui est vrai aux Etats-Unis l’était aussi en Grande-Bretagne, en Espagne, en Allemagne – où les salaires réels ont baissé entre 2000 et 2005 – et dans une certaine mesure en France. Quand on compare la courbe de l’endettement des ménages à la balance courante du PIB américain, on se rend compte que <span style="font-style:italic">« le déséquilibre des échanges se creuse à mesure que la dette des ménages se gonfle »</span> (1).        <br />
              <br />
       Le taux de croissance, c’est la conjonction de deux facteurs : la capacité technologique à augmenter l’offre de biens et de services, la capacité sociologique à élargir la demande de ces biens et services. C’est cette capacité sociologique qui a fait défaut. Dans un cadre strictement identifié et notamment national, une entreprise ne fait pas de la diminution de sa masse salariale une priorité (« compromis fordiste » : j’augmente mes ouvriers pour qu’ils puissent m’acheter des voitures). Mais, dans la mondialisation, les salaires sont perçus uniquement comme un coût et dès lors, ils stagnent. L’héritier de Ford aujourd'hui pourrait dire « je n’augmente pas mes ouvriers parce qu’ils achèteraient sinon des voitures à l’étranger où elles sont moins chères parce que les salaires y sont plus bas » : c’est d’ailleurs l’argument du gouvernement français pour refuser de faire un plan de relance.        <br />
              <br />
       Mais, cette stagnation pèse sur la demande, compresse les demandes intérieures, et donc la demande globale et la croissance de l’économie : le chômage augmente alors.  C’est là que se trouve la clé du problème : la demande extérieure n’est pas toujours supérieure, relativement à la demande intérieure. Une augmentation des salaires et de la consommation permise par une certaine fermeture aux produits étrangers peut plus que compenser les pertes consécutives à la fermeture de certains marchés étrangers.       <br />
              <br />
       Alors que tous les responsables politiques n’ont à la bouche que les mots de régulation et de moralisation, il est urgent de réguler le commerce mondial au moins autant que la finance mondiale et de faire la lumière sur ses effets : il est en effet moralement injustifiable de ne pas inscrire sur l’agenda politique cette question là tant elle a d’influence sur la vie de millions de nos concitoyens.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Protectionnisme et théorie économique</span>       <br />
       La crise actuelle pose donc la question de la régulation des échanges : le libre échange intégral ne peut plus être un dogme incontesté parce qu’il n’est plus adapté à la situation actuelle qui a vu l’émergence de pays à forte capacité technologique mais à coûts salariaux bas, dans une économie internationale où le prix des transports et des télécommunications a chuté de façon vertigineuse. Du coup, la mise en concurrence de salariés venus d’horizons très divers a été rendue possible, et avec elle la stagnation de leurs rémunérations… et le développement de l’endettement pour remédier malgré tout à cette crise de la demande intérieure.       <br />
               <br />
       C’est Maurice Allais, prix Nobel d’économie en 1988, qui rappelle :<span style="font-style:italic"> « une libéralisation totale des échanges et des mouvements de capitaux n’est possible, elle n’est souhaitable que dans le cadre d’ensembles régionaux groupant des pays économiquement et politiquement associés, et de développement économique et social comparable »</span>. (<span style="font-style:italic">La mondialisation</span>, Paris, 1999) (2).        <br />
       Comme le rappelle Bruno Amable (Colloque Fondation Res Publica, Mondialisation régulée des échanges, 28 novembre 2005), i[« la théorie économique dit qu'il y a des bienfaits au libre-échange à condition de remplir certaines conditions. Notamment, il peut ...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.fondation-res-publica.org/Les-avantages-d-un-protectionnisme-europeen_a407.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le protectionnisme n’est pas la solution</title>
   <updated>2009-06-20T19:21:00+02:00</updated>
   <id>http://www.fondation-res-publica.org/Le-protectionnisme-n-est-pas-la-solution_a408.html</id>
   <category term="Interventions" />
   <photo:imgsrc>http://www.fondation-res-publica.org/photo/imagette-1443808-1917296.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-04-27T22:56:00+02:00</published>
   <author><name>Fondation Res Publica</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jean-Marc Daniel, professeur d'économie à l'ESCP-EAP et directeur de la revue Societal, au colloque du 27 avril 2009, Crise du libre-échange mondial : comment en sortir ?     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.fondation-res-publica.org/photo/1443808-1917296.jpg" alt="Le protectionnisme n’est pas la solution" title="Le protectionnisme n’est pas la solution" />
     </div>
     <div>
      Merci, Monsieur le Président.       <br />
       En effet, au sein de cette assemblée, je joue le rôle de défenseur du libre-échange.       <br />
       Keynes, dont on a déjà beaucoup parlé, disait qu’on fait en général des politiques d’économistes morts. Cette remarque s’applique à lui-même ! Ce retour frénétique vers Keynes a quelque chose de sympathique mais d’illusoire.       <br />
              <br />
       Je remonterai encore plus loin, à Ricardo, dont Keynes disait qu’il était à la pensée économique de ce qu’avait été l’illustre inquisiteur Torquemada à la pensée théologique. Je me situe dans le camp de Torquemada. Lorsqu’a été créée la Société d’économie politique en 1842, vers laquelle je me rendrai en vous quittant, elle avait pour slogan : <span style="font-style:italic">« Nul n’est économiste s’il est protectionniste »</span>.        <br />
              <br />
       Sans rentrer dans la théorie économique, je vais répondre à la question qui nous est posée :        <br />
       <span style="font-style:italic">« La crise du libre-échange, comment en sortir ? »</span>        <br />
       Je ne sais pas si le <span style="font-style:italic">« en »</span> se rapporte à <span style="font-style:italic">« libre-échange »</span> ou à <span style="font-style:italic">« crise »</span>, je l’interpréterai comme se rapportant à <span style="font-style:italic">« crise »</span> puisque, selon moi, non seulement il ne faut pas sortir du libre-échange mais il faut y rentrer, une bonne fois pour toutes, car nous ne sommes pas encore vraiment dans le libre échange.       <br />
              <br />
       Je vais essayer de vous expliquer       <br />
       •	que le libre-échange n’a pas démérité et que la crise est liée, non au libre-échange, mais au keynésianisme et aux politiques économiques keynésiennes,        <br />
       •	que le protectionnisme ne peut pas être la solution,       <br />
       •	ce que peut être, ce que doit être la solution.        <br />
              <br />
       L’origine de la crise est multiple.        <br />
              <br />
       Elle s’est développée en quatre temps :        <br />
       Elle a commencé par une crise financière, amplifiée par l’affaire Lehmann Brothers.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, nous subissons une crise économique caractérisée par l’absence de circulation de la liquidité, avec l’effondrement systématique de l’investissement. Aux États-Unis, l’investissement a reculé de 25% au dernier trimestre de l’année 2008 ; au Japon, il a reculé de 30%. Les taux d’utilisation des capacités de production baissent malgré cette chute de l’investissement : on n’investit plus parce que les machines sont sous-utilisées : d’après l’Insee, le taux d’utilisation des capacités de production en France est de 78%, le niveau le plus bas atteint depuis  1993.        <br />
              <br />
       Cette crise de l’économie réelle entraîne une crise sociale (60 000 chômeurs de plus en France au mois de mars).        <br />
              <br />
       Puis - l’intervenant précédent en a parlé - va suivre la crise des Etats. Cette espèce de keynésianisme hydraulique qui consiste à considérer que les assignats rebaptisés « relance » constituent <span style="font-style:italic">l’alpha</span> et <span style="font-style:italic">l’oméga</span> de l’intelligence économique, finit par se payer ! Au moins aurons-nous anticipé, en dotant de fonds supplémentaires le FMI pour tenter de limiter l’hécatombe parmi les pays les plus fragiles.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quelle est l’origine de cette séquence de crise?</span>       <br />
              <br />
       L’origine est le déficit de la balance des paiements courants américains, c’est-à-dire l’idée que la croissance économique repose sur une injection permanente de demande, que la croissance économique, c’est de la consommation. Or la croissance économique n’est pas le fruit de la consommation car la consommation est l’objectif de la croissance économique. On ne consomme pas pour donner du travail aux autres mais parce qu’on a des besoins. C’est par le travail qu’on arrive à satisfaire ces besoins. La croissance économique est le résultat d’un processus de rentabilisation et d’accumulation du capital.        <br />
              <br />
       Une des caractéristiques de l’activité économique mondiale, c’est que les énormes gains de productivité des pays émergents sont liés à l’adoption par ces pays de technologies qu’ils ne maîtrisaient pas précédemment. M. Sapir a dressé un tableau extrêmement négatif, probablement vrai, de la vie quotidienne de l’Indien et du Chinois d’aujourd’hui. Mais quel meilleur moyen que les taux actuels de croissance (8% par an) pourrait améliorer leur sort ? Faudrait-il 20%, 25%, 50% de croissance pour qu’ils atteignent un niveau de vie équivalent au nôtre ? C’est absolument irréalisable. Il faut aussi tenir compte de ce que les économistes appellent un « effet Balassa-Samuelson », c’est-à-dire que, dans un pays qui décolle, lorsque la croissance s’emballe, l’inflation s’emballe. L’inflation annuelle moyenne en Chine atteint déjà 10%. La Chine fait donc au mieux pour se sortir de la situation dans laquelle elle est. On ne peut prétendre, quand on a connu la Chine en 1978, que la situation ne s’est pas améliorée depuis les réformes de Deng Xiaoping et le début du processus de décollage.  Cette amélioration n’est pas allée assez loin, elle doit se poursuivre. La croissance de la Chine est une bonne chose pour le reste du monde mais elle est à son maximum probable et la Chine en tire le meilleur. Dans ce contexte...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
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  <entry>
   <title>La crise du commerce mondial, symptôme d’une crise de la demande globale</title>
   <updated>2009-06-20T19:56:00+02:00</updated>
   <id>http://www.fondation-res-publica.org/La-crise-du-commerce-mondial,-symptome-d-une-crise-de-la-demande-globale_a409.html</id>
   <category term="Interventions" />
   <photo:imgsrc>http://www.fondation-res-publica.org/photo/imagette-1443851-1917378.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-04-27T22:52:00+02:00</published>
   <author><name>Fondation Res Publica</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jean-Luc Gréau, économiste, auteur de La trahison des économistes (Gallimard, 2008), au colloque du 27 avril 2009, Crise du libre-échange mondial : comment en sortir ?     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.fondation-res-publica.org/photo/1443851-1917378.jpg" alt="La crise du commerce mondial, symptôme d’une crise de la demande globale" title="La crise du commerce mondial, symptôme d’une crise de la demande globale" />
     </div>
     <div>
      Merci, Monsieur le Président.       <br />
       Ma tâche est la plus difficile qui soit puisque Jacques Sapir et Hakim El Karoui ont énoncé déjà un certain nombre d’idées qui correspondent à mes convictions. Jean-Marc Daniel a apporté, comme l’a dit Jean-Pierre Chevènement, une contradiction brillante. Que peut-il me rester ?       <br />
              <br />
       On a parlé de la crise du commerce mondial, qui, selon moi, factuellement, indépendamment de toute considération théorique ou idéologique, est une crise du libre-échange mondial.        <br />
              <br />
       Le chiffre de 9%, comme toutes les estimations du FMI, doit être considéré comme fantaisiste. Entre l’été 2008 et le mois de mars 2009, les exportations (donc les importations) ont chuté en réalité de 33%. Méfions nous toutefois de ce chiffre qui inclut la baisse - forte sur la période - de la valeur d’un certain nombre de biens, comme les matières premières. Sur les quatre derniers mois (octobre 2008 – janvier 2009) on a constaté 17% de décroissance du volume des échanges. Nous sommes bien au-delà du chiffre du FMI.        <br />
              <br />
       Cette chute du commerce mondial semble s’accompagner de phénomènes parallèles :        <br />
       La chute de la production industrielle est inouïe dans les pays développés : plus de 15% aux États-Unis, plus de 20%  sur la zone euro et l’Union européenne.        <br />
              <br />
       Associé à ces baisses, un affaiblissement des taux d’utilisation de la capacité industrielle. 78%, a dit Jean-Marc Daniel, c’est un bon chiffre (1) ! Le sommet en France, c’est 88%-89%, taux indépassable. Le bon chiffre se situe autour de  83%-84%. A 78% on n’est pas mauvais ! Le Japon est à moins de 60%, les États-Unis doivent être à peu près à 65% d’utilisation des capacités industrielles. C’est très important : les verts pâturages de la société postindustrielle ne sont pas encore à portée de la main. C’est l’industrie (et les services qui lui sont associés) qui souffre d’abord. Quand l’industrie pique du nez, l’économie ne se porte pas bien, ça ne peut pas être autrement.       <br />
              <br />
       Parallèlement à ce que je viens de dire, le phénomène le plus troublant est le déficit commercial récent d’un pays surcompétitif, le Japon, qui a été obligé d’importer un certain nombre de biens qu’il ne produit pas, en particulier son énergie, ses matières premières, tandis que ses exportations s’effondraient (-49% entre février 2008 et février 2009, -44% entre mars 2008 et mars 2009). On imagine aisément la répercussion sur l’industrie locale, l’emploi local, le travail effectif. Sachez par exemple qu’au premier trimestre Toyota a réduit de 54% sa production industrielle par rapport à l’année précédente. C’est-à-dire qu’on a fait du chômage partiel massif dans ses usines.        <br />
              <br />
       On a déjà connu une chute assez importante du commerce mondial, au moment du premier choc pétrolier : récession de 6% aux États-Unis, repli de 4% du commerce mondial (là aussi, prudence : le prix d’une matière première essentielle, le pétrole, avait été multiplié par six). Néanmoins, nous voyons que le phénomène de contraction brutale du commerce mondial que nous venons de connaître est sans précédent depuis la guerre. L’explication a été donnée par le journal <span style="font-style:italic">El Pais</span> daté du 10-11 avril : <span style="font-style:italic">« La chute de la demande et la pénurie de crédit portent atteinte au commerce mondial »</span>.        <br />
              <br />
       Deux facteurs se conjuguent :        <br />
              <br />
       La crise de la demande.        <br />
       Keynes est mort, c’est un inconvénient ; Keynes a peut-être eu tort, ça se discute. Néanmoins, c’est bien une chute de la demande. La demande « internationale » n’existe pas, elle résulte de la demande interne de tous les pays qui sont en relation commerciale les uns avec les autres. Jean-Marc Daniel a avancé son hypothèse pour expliquer cette chute de la demande.       <br />
              <br />
       Un économiste ô combien oublié, John Stuart Mill, a écrit en substance dans son traité paru en 1858 : <span style="font-style:italic">« Quand survient une récession économique, le fabricant reporte ses investissements »</span>. C’est aussi simple que ça.        <br />
              <br />
       Un économiste travaillant pour un grand groupe automobile disait que cette crise était imprévisible. En fait, elle était difficilement prévisible dans le contexte de l’idéologie dominante. Néanmoins la plupart des entreprises concernées reportent leurs investissements, ne conservant que les investissements les plus urgents et les plus prioritaires. M. John Stuart Mill avait donc déjà donné une première explication il y a tout juste cent cinquante et un ans. Si John Stuart Mill revenait parmi nous, il dirait : « Je n’avais pas complètement tort d’énoncer cette proposition mais un deuxième agent économique, le ménage, intervient dans le même sens ». S’étant enrichi, le ménage consomme des biens durables, acquiert ou construit des maisons qu’il équipe,  achète des voitures. De plus, il voyage, fait des dépenses. Et, aussi simplement, la prise de conscience d’une situation économique défavorable l’amène ...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.fondation-res-publica.org/La-crise-du-commerce-mondial,-symptome-d-une-crise-de-la-demande-globale_a409.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Débat final</title>
   <updated>2009-06-20T19:55:00+02:00</updated>
   <id>http://www.fondation-res-publica.org/Debat-final_a410.html</id>
   <category term="Interventions" />
   <photo:imgsrc>http://www.fondation-res-publica.org/photo/imagette-1443861-1917393.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-04-27T22:43:00+02:00</published>
   <author><name>Fondation Res Publica</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Interventions prononcées au colloque du 27 avril 2009, Crise du libre-échange mondial : comment en sortir ?     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.fondation-res-publica.org/photo/1443861-1917393.jpg" alt="Débat final" title="Débat final" />
     </div>
     <div>
      <b>Jean-Pierre Chevènement</b>       <br />
       Merci à Jean-Luc Gréau.       <br />
       Je voudrais faire observer devant deux économistes libéraux qui aboutissent à des préconisations sensiblement différentes que moi-même, avec quelques autres, j’avais inventé, une technique pour éviter les délocalisations, c’étaient … les nationalisations ! C’était, il est vrai, il y a fort longtemps !       <br />
       Au-delà de cette boutade, je voudrais insister sur un élément qui rapproche vos thèses. M. Gréau, comme M. Sapir et M. El Karoui, ont insisté sur la pression déflationniste exercée par les pays à bas coût de main d’œuvre. Chacun comprend que cela pèse sur la demande et que c’est peut-être une des origines de la fuite en avant dans l’endettement. En même temps, comment la Chine aurait-elle pu développer ses exportations si l’économie américaine ne s’était pas grand ouverte à ses exportations, usant et abusant, jusqu’à la corde, du privilège du dollar ?        <br />
              <br />
       Donc je ne vois pas, au niveau de l’analyse des causes, de divergence fondamentale entre vous parce que cette pression déflationniste exercée par les pays à bas coût n’est possible que par la politique des changes flottants organisée autour du dollar, monnaie mondiale, dans un pays qui a abandonné le modèle fordiste pour un modèle rentier.        <br />
              <br />
       Les Etats-Unis n’ont conservé leurs industries qu’à cause de leur budget de défense qui arrose les nouvelles technologies de l’information, l’aéronautique, de l’espace. Ils ont laissé partir une grande partie du reste, se repliant sur le secteur financier, prodigieusement développé, cherchant à capter l’épargne mondiale - avec succès : 80% -, visant à mettre la main sur les ressources mondiales en hydrocarbures, grâce aussi à leur potentiel militaire, à leurs interventions extérieures et à leur appareil coercitif qui, naturellement, crée une situation très particulière.        <br />
              <br />
       M. Daniel nous le disait tout à l’heure : comment demander aux Américains de mettre fin à cet abus qu’est le privilège du dollar ? Ils vont rire !... jusqu’à un certain point parce qu’il ne faut quand même pas oublier les créanciers : la Chine, le Japon, un peu les Européens, certains pétromonarques. Bref, il y a quand même une pression qui s’exerce.        <br />
              <br />
       Le président de la Banque de Chine vient d’appeler à la création d’un nouveau panier de monnaies qui serait une nouvelle monnaie de réserve et se substituerait au dollar. Est-ce possible ? Certains ne le croient pas. C’était le principe du DTS, créé par les accords de la Jamaïque, en 1976 mais dont les États-Unis ont freiné l’émission par le FMI. Une chose est sûre : on n’est pas certain que le dollar soit assuré de l’éternité.        <br />
              <br />
       Je pense qu’il faut introduire un peu de géopolitique, si vous permettez à l’homme politique de s’exprimer. Nous sommes au point où un historien américain, Paul Kennedy, parlait de <span style="font-style:italic">« la surextension impériale »</span> (1), exprimant par là qu’un empire ne peut pas s’étendre au-delà d’un certain point où sa base n’est plus suffisamment large pour lui permettre de développer son extension, sa « surextension », bref, de multiplier ses engagements. Ce que Paul Kennedy avait décrit en 1987 se réalise aujourd’hui : les Etats-Unis ne peuvent plus dominer seuls le reste de la planète, il n’est même pas certain qu’avec leurs différents auxiliaires, au Japon ou en Europe, ils le puissent encore. Mais c’est une prospective pessimiste que je laisse à Jean-Luc Gréau qui en déduit une forme de protectionnisme pour l’Europe.       <br />
              <br />
       Je voudrais conclure en disant que, comme M. Daniel, je ne pense pas qu’on puisse convertir les Chinois à la thèse d’un protectionnisme modéré (concurrence équitable, raisonnable). Il faudra leur imposer ou on n’y arrivera pas. Mais ce n’est pas l’Europe qui l’imposera, ça ne peut venir que des Etats-Unis ; nous suivrons ensuite. Il faudrait aussi convaincre les Allemands de la nécessité de cette protection au niveau de l’Europe. Les Allemands étaient encore l’an dernier les premiers exportateurs mondiaux, suivis de très près par la Chine. Aujourd’hui, ils ont été dépassés par la Chine. Mais ils restent convaincus que l’hypercompétitivité sur les marchés extérieurs et européens est la « clé » de leur réussite.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Jean-Luc Gréau</b>       <br />
       Les réserves de change de la Chine ont dépassé de 1000 milliards de dollars celles de l’Allemagne. Les exportations de la Chine ont baissé fortement sur la période récente à cause de la crise mais elles ont baissé moins vite que les importations. L’excédent commercial chinois est donc en croissance et les réserves de change continuent à gonfler, inutilement. Je vais appeler à la rescousse ce pauvre Keynes qui a rangé l’épargne des ménages en trois rubriques : « encaisse de transaction », « encaisse de précaution » et « encaisse de spéculation ». On peut considérer les réserves de change d’un pays comme une encaisse de précaution, c’est-à-dire ce que ce pays doit avoir à s...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.fondation-res-publica.org/Debat-final_a410.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Sécurité européenne : OTAN, OSCE, Pacte de Sécurité</title>
   <updated>2009-05-17T12:52:00+02:00</updated>
   <id>http://www.fondation-res-publica.org/Securite-europeenne-OTAN,-OSCE,-Pacte-de-Securite_a370.html</id>
   <category term="Programmes des colloques de la Fondation Res Publica" />
   <published>2009-03-30T23:00:00+02:00</published>
   <author><name>Fondation Res Publica</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Colloque du lundi 30 mars 2009 à 18h à l’Assemblée Nationale, 126 rue de l’Université, 75007 Paris (présenter une pièce d'identité à l'entrée).
Entrée libre sous réserve de votre inscription préalable à res-publica@wanadoo.fr (en raison des consignes de sécurité pour accéder à l’Assemblée nationale).
Merci de préciser vos nom et coordonnées complètes.      <div>
      Avec la participation de :        <br />
       <ul class="list"><li>Alain Dejammet, ambassadeur de France       
       </li></ul><ul class="list"><li>Benoît d’Aboville, ancien ambassadeur, conseiller-maître à la Cour des comptes       
       </li></ul><ul class="list"><li>Marc Perrin de Brichambaut, secrétaire générale de l’OSCE       
       </li></ul><ul class="list"><li>Youri Roubinski, de l’Institut de l’Europe de l’Académie des Sciences de Russie       
       </li></ul><ul class="list"><li>Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div align="center"><iframe width="425" height="350" frameborder="0" scrolling="no" marginheight="0" marginwidth="0" src="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;source=s_q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=126+rue+de+l'universit%C3%A9,+75007+paris&amp;sll=48.861045,2.319875&amp;sspn=0.006522,0.01914&amp;ie=UTF8&amp;ll=48.869514,2.322578&amp;spn=0.012365,0.03828&amp;z=14&amp;iwloc=addr&amp;output=embed&amp;s=AARTsJrW5mH0teJet-Bx678YhpDRD4t6lg"></iframe><br /><small><a href="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;source=embed&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=126+rue+de+l'universit%C3%A9,+75007+paris&amp;sll=48.861045,2.319875&amp;sspn=0.006522,0.01914&amp;ie=UTF8&amp;ll=48.869514,2.322578&amp;spn=0.012365,0.03828&amp;z=14&amp;iwloc=addr" style="color:#0000FF;text-align:left">Agrandir le plan</a></small></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link rel="alternate" href="http://www.fondation-res-publica.org/Securite-europeenne-OTAN,-OSCE,-Pacte-de-Securite_a370.html" />
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  <entry>
   <title>Accueil par Jean-Pierre Chevènement</title>
   <updated>2009-05-17T13:15:00+02:00</updated>
   <id>http://www.fondation-res-publica.org/Accueil-par-Jean-Pierre-Chevenement_a397.html</id>
   <category term="Interventions" />
   <photo:imgsrc>http://www.fondation-res-publica.org/photo/imagette-1380897-1826081.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-03-30T22:59:00+02:00</published>
   <author><name>Fondation Res Publica</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Accueil de Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica, au colloque du 30 mars 2009, Sécurité européenne : OTAN, OSCE, Pacte de Sécurité.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.fondation-res-publica.org/photo/1380897-1826081.jpg" alt="Accueil par Jean-Pierre Chevènement" title="Accueil par Jean-Pierre Chevènement" />
     </div>
     <div>
      Merci d’être venus nombreux à ce quarante et unième colloque de la Fondation Res Publica.        <br />
       Nous traiterons ce soir d’un sujet d’actualité « Sécurité européenne : OTAN, OSCE, Pacte de sécurité ».       <br />
       Je salue la présence à cette tribune, et je veux les en remercier, de Monsieur Alain Dejammet, ambassadeur de France, l’organisateur de ce colloque, de Monsieur Benoît d’Aboville, ancien ambassadeur auprès de l’OTAN, conseiller-maître à la Cour des comptes, de Monsieur Marc Perrin de Brichambaut, Secrétaire général de l’OSCE, enfin de Monsieur Youri Roubinski, chercheur à l’Institut d’Europe de l’Académie des sciences de Russie, que nous connaissons bien à Paris, depuis très longtemps puisqu’il a été en poste à l’ambassade de la Fédération de Russie et nous apporte toujours des vues originales.       <br />
       Nous allons commencer cette réunion en écoutant Monsieur Alain Dejammet qui va ouvrir nos travaux. La parole sera ensuite à Monsieur d’Aboville.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>L’OTAN, l’OSCE, le Pacte de sécurité</title>
   <updated>2009-05-17T13:35:00+02:00</updated>
   <id>http://www.fondation-res-publica.org/L-OTAN,-l-OSCE,-le-Pacte-de-securite_a398.html</id>
   <category term="Interventions" />
   <photo:imgsrc>http://www.fondation-res-publica.org/photo/imagette-1380903-1826087.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-03-30T22:58:00+02:00</published>
   <author><name>Fondation Res Publica</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention d'Alain Dejammet, Ambassadeur de France  au colloque du 30 mars 2009, Sécurité européenne : OTAN, OSCE, Pacte de Sécurité
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.fondation-res-publica.org/photo/1380903-1826087.jpg" alt="L’OTAN, l’OSCE, le Pacte de sécurité" title="L’OTAN, l’OSCE, le Pacte de sécurité" />
     </div>
     <div>
      L’organisation du colloque consistait tout simplement à faire appel aux grands connaisseurs du sujet que vient de mentionner Jean-Pierre Chevènement. Je rappelle qu’avant de représenter la France auprès de l’OTAN, Benoît d’Aboville a été responsable des Affaires stratégiques au ministère des Affaires étrangères. Il connaît donc ces questions depuis très longtemps.       <br />
              <br />
       Avant d’être secrétaire général de l’OSCE, Marc Perrin de Brichambaut fut le directeur de la délégation aux Affaires stratégiques au ministère de la Défense. Il fut aussi ambassadeur chargé du désarmement.       <br />
              <br />
       Quant à Youri Roubinski, il est le seul capable de nous dire ce que pense vraiment Moscou.       <br />
       <span style="font-style:italic">« Sécurité européenne, OTAN, OSCE, Pacte de sécurité »</span>.        <br />
              <br />
       Peut-être certains s’étonneront-ils que ce titre ne mentionne pas l’Union européenne. Mais nous sommes réalistes : l’OTAN et l’OSCE se préoccupent de questions de sécurité et de défense ; le Pacte ou Traité de sécurité est une proposition faite en juin 2008 par la Russie (il serait intéressant de voir comment il s’articule avec les organisations déjà existantes). Certes, l’Union européenne est active dans les questions de maintien de la sécurité, de maintien de la paix, elle assume des opérations, délègue des militaires, des gendarmes, parfois des experts, et, indéniablement, contribue par ses activités à maintenir la paix dans certaines régions d’Europe ou au-delà. Mais pour la défense, c’est une autre affaire. Si l’on évoque une politique de défense commune, il n’y a pas encore aujourd’hui de défense commune propre à l’Union européenne.       <br />
              <br />
       La question de la sécurité européenne comporte deux sujets : la sécurité, proprement dite, et la défense.       <br />
              <br />
       La sécurité <span style="font-style:italic">dans</span> l’Europe signifie qu’au sein de l’Europe soient évités les incidents et les différends entre Etats et tout comportement quelque peu anarchique par lequel un pays créerait des risques pour les pays voisins.        <br />
              <br />
       Mais la question de la défense <span style="font-style:italic">de</span> l’Europe, de la sécurité de l’Europe  vis-à-vis d’une menace extérieure suscite évidemment des réflexions sur l’étendue de cette Europe. Sera-t-elle l’Europe de l’Union européenne ? Sera-t-elle l’Europe de l’OTAN (plus large que l’UE) ? Sera-t-elle l’Eurasie ?        <br />
              <br />
       Ces deux questions : sécurité <span style="font-style:italic">dans</span> l’Europe, sécurité <span style="font-style:italic">de</span> l’Europe, étaient tranchées du temps où se confrontaient, s’affrontaient parfois, deux systèmes : l’Alliance atlantique et le Pacte de Varsovie. Les choses étaient très claires. Chaque système faisait régner à l’intérieur de sa sphère géographique en Europe une certaine forme d’ordre, un ordre que nous appelons volontiers démocratique à l’intérieur de l’alliance atlantique, un ordre quelque peu brutal et non démocratique à l’intérieur du Pacte de Varsovie. Mais il y avait, entre les deux systèmes, une sorte de stabilité. Des accords étaient passés : les accords de limitation d’armements nucléaires entre l’Union soviétique et les États-Unis et des accords de réduction des armements conventionnels. Tant bien que mal, ce système reposait entre les blocs sur l’équilibre de la terreur et, à l’intérieur de ceux-ci, sur des principes que l’on peut discuter mais qui maintenaient une sorte de stabilité.       <br />
              <br />
       Et puis ce monde-là s’est effondré avec le mur de Berlin et la fin du monde soviétique et du Pacte de Varsovie, dans les années 1989-1990.        <br />
              <br />
       Ce fut spectaculaire. En décembre 1991, des ministres ou des vice-ministres de l’ancien Pacte de Varsovie étaient invités à une réunion des ministres de l’Alliance atlantique à l’occasion d’une offre de l’OTAN de créer un partenariat pour la paix. A la veille de Noël, un texte était sur le point d’être signé, qui parlait de choses nobles et généreuses lorsque le représentant russe, après avoir téléphoné à Moscou, déclara : « Je suis désolé, je ne peux pas signer ce texte qui mentionne l’URSS, car l’URSS n’existe plus ». La fin de l’URSS était donc actée au siège même de l’Alliance atlantique à Bruxelles ! C’était une victoire extraordinaire, spectaculaire, pour les membres de l’Alliance atlantique.        <br />
              <br />
       De nombreuses questions se posaient :        <br />
       Qu’allaient devenir les pays membres du Pacte de Varsovie ? Dans quel monde décideraient-ils d’entrer ? Allaient-ils rechercher une nouvelle protection ?        <br />
       Qu’allait faire l’OTAN ?        <br />
       Immédiatement, une sorte de frénésie s’empara des diplomates à l’ouest. Le grand thème à la mode en ces années 1990-1991, qui succédaient à l’effondrement du monde que nous avions connu jusqu’alors, caractérisé par l’équilibre entre l’Est et l’Ouest, devint la recherche d’un nouveau système, une « architecture de sécurité ».        <br />
              <br />
       Le président français, François Mitterrand, pensait à une confédération européenne qui réunirait tous les pays de l’Europe, y compris la Russie, au sein de laquelle on discuterait, notamment, des problèmes de sécurité. Cela restait trè...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.fondation-res-publica.org/L-OTAN,-l-OSCE,-le-Pacte-de-securite_a398.html" />
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  <entry>
   <title>L’Alliance et les perspectives de la sécurité européenne</title>
   <updated>2009-05-17T13:44:00+02:00</updated>
   <id>http://www.fondation-res-publica.org/L-Alliance-et-les-perspectives-de-la-securite-europeenne_a399.html</id>
   <category term="Interventions" />
   <photo:imgsrc>http://www.fondation-res-publica.org/photo/imagette-1380907-1826092.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-03-30T22:57:00+02:00</published>
   <author><name>Fondation Res Publica</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Benoît d’Aboville, Ancien ambassadeur auprès de l’OTAN, conseiller-maître à la Cour des comptes, au colloque du 30 mars 2009, Sécurité européenne : OTAN, OSCE, Pacte de Sécurité.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.fondation-res-publica.org/photo/1380907-1826092.jpg" alt="L’Alliance et les perspectives de la sécurité européenne" title="L’Alliance et les perspectives de la sécurité européenne" />
     </div>
     <div>
      La réponse est difficile. L’OTAN a longtemps affirmé en être le principal instrument. Est-ce toujours le cas ? Est-elle capable d’assumer ce rôle et alors quelle place pour l’Union Européenne ?         <br />
       Alain Dejammet a très bien résumé la grande querelle  sur la place respective de l’OTAN et de l’Union européenne dans la sécurité européenne, qui a occupé les diplomates français et leurs collègues de l’UE pendant pratiquement vingt ans. Aujourd’hui la question intéressante est de savoir pour quelles raisons et jusqu’où les Américains ont changé d’attitude. La fin annoncée l’année dernière – et confirmée par le Président Bush à Bucarest -  de la querelle théologique sur la compatibilité entre OTAN et progrès de la défense européenne est-elle  le terme d’une évolution, le début d’une nouvelle phase du débat sur la sécurité européenne et l’amorce d’une transformation de la relation transatlantique ? Sur quoi débouche la nouvelle complémentarité, cette « additionnalité », entre l’Union Européenne et l’OTAN ?         <br />
              <br />
       Le sommet de Strasbourg-Kehl n’apportera sans doute pas de réponse, car il s’agit d’une prise de contact avec la nouvelle administration Obama.  Mais le lancement du débat sur le nouveau concept stratégique de l’Alliance – le précédent datant de 1999 est donc obsolète- devrait permettre d’engager par la suite un débat de fond sur la transformation de l’Alliance pour l’adapter au monde nouveau qui se dessine et dont l’évolution va être accélérée par la crise économique, qui modifie les rapports de forces sur l’échiquier international.       <br />
              <br />
       Quelques observations tout d’abord sur le prochain sommet de l’OTAN :        <br />
              <br />
       -	         Il va être très largement dominé par les discussions sur l’opération afghane. Elle met en cause la crédibilité de l’Alliance sur le plan militaire mais elle est également un test dans la relation entre les Européens et la nouvelle administration européenne. D’ores et déjà les nouvelles orientations de l’administration Obama débouchent sur une ré- américanisation des opérations, en raison du nombre de forces sur le terrain. La perception du rôle des Européens au sein de l’Alliance par Washington ne peut qu’en être affecté.         <br />
              <br />
       -	les nouvelles priorités internationales sont plus que jamais économiques et financières. Toute réforme du système multilatéral y est subordonnée et l’un des éléments clefs réside dans le rôle qui sera désormais celui des pays émergents.        <br />
              <br />
       C’est la raison pour laquelle la définition du nouveau concept stratégique qui figure à l’agenda du Sommet risque de passer au second plan et de n’être abordé que sous l’angle de la procédure (comment le négocier, dans quels délais et par qui) alors que des questions essentielles se posent pour l’Alliance. Or, à ne pas les aborder sur un plan politique et dans le contexte d’ensemble de l’évolution souhaitée pour l’Alliance, on risque de se trouver devant des évolutions de fait non concertée ou imposée subrepticement par les bureaucraties civile et militaire de l’OTAN : je pense notamment à tous les aspects financiers qui, sous l’effet de l’opération en l’Afghanistan, explosent et peuvent donc remette en cause l’équilibre entre les nations et l’organisation par l’extension des coûts communs. Or le rôle des nations est au cœur des équilibres internes à l’OTAN. Pour les politiques, ne pas décider, c’est laisser la pesanteur institutionnelle des structures actuelles l’emporter.        <br />
               <br />
       A se centrer sur les nouveaux aspects de la relation France - OTAN et sur les questions qui ont été au centre du débat franco-français  (Quel rôle pourrons-nous y jouer dans l’évolution future de l’Alliance ? Quelles conséquences pour la PESD ? Quelle perception de notre image dans le monde ? etc. …)  on risque toutefois d’occulter une série de problèmes concernant l’avenir et les perspectives de l’Alliance, notamment par rapport aux enjeux de la sécurité européenne.        <br />
              <br />
       Personne ne nie aujourd’hui l’évidence : l’OTAN et le monde ont complètement changé depuis que la France a quitté la structure militaire intégrée de l'Alliance et nous sommes en face d’une institution qui a évolué bien au-delà de ses objectifs de défense collective. 	       <br />
              <br />
       Les éléments d’actualité à court terme et les interrogations sur le long terme se mêlent donc, d’ores et déjà, dans le débat sur les perspectives de l’Alliance et sur ses priorités futures.        <br />
              <br />
       •	Les perspectives à court terme sont bien évidemment liées à l’arrivée de la nouvelle administration américaine. Politiquement le désir est partagé de retrouver l’unité de la « famille recomposée »,  mais les risques de division des alliés demeurent. 	       <br />
              <br />
       - L’Afghanistan : Les Européens sont conscients qu’il leur sera demandé un renforcement de leur engagement politique et militaire en Afghanistan, mais sont réticents à d...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.fondation-res-publica.org/L-Alliance-et-les-perspectives-de-la-securite-europeenne_a399.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le rôle de la CSCE/OSCE dans la sécurité européenne</title>
   <updated>2009-05-17T13:55:00+02:00</updated>
   <id>http://www.fondation-res-publica.org/Le-role-de-la-CSCE-OSCE-dans-la-securite-europeenne_a400.html</id>
   <category term="Interventions" />
   <photo:imgsrc>http://www.fondation-res-publica.org/photo/imagette-1380943-1826154.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-03-30T22:56:00+02:00</published>
   <author><name>Fondation Res Publica</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Marc Perrin de Brichambaut, secrétaire générale de l’OSCE, au colloque du 30 mars 2009, Sécurité européenne : OTAN, OSCE, Pacte de Sécurité.
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.fondation-res-publica.org/photo/1380943-1826154.jpg" alt="Le rôle de la CSCE/OSCE dans la sécurité européenne" title="Le rôle de la CSCE/OSCE dans la sécurité européenne" />
     </div>
     <div>
      Je ne sais comment rebondir après le foisonnement de l’OTAN parce que l’OSCE est clairement quelque chose qui appartient a une autre catégorie d'organisations internationales.       <br />
       La CSCE puis, à partir de 1996, l'OSCE, sont  une  ambition, commune à la grande Europe, un projet qui se cherche depuis plus de trente-cinq ans. Si j’essayais de trouver une définition pour correspondre à celle qui vient d'être donnée de l’OTAN, je parlerais d’ un "Phoenix"qui, sans cesse, renaît de ses cendres.        <br />
       Je vais m’expliquer sur cette définition.        <br />
              <br />
       Pour répondre aux questions que nous a posées Alain Dejammet, on peut définir le processus de la CSCE puis de l’OSCE comme une tentative de répondre à trois interrogations :       <br />
              <br />
       Peut-on concevoir un forum et un cadre pour traiter de la sécurité commune dans l’espace euro-atlantique, incluant l’Amérique du nord, l’ensemble du continent européen et allant jusqu’à l’espace qui fut couvert par l’Union soviétique ? Peut-on créer ce cadre, ce forum, autour de quelques principes communs  qui constitueraient les fondements d’une sécurité durable ? Comment donner de la substance à ces principes ?        <br />
              <br />
       Cette première interrogation est la plus exigeante mais c’est celle sur laquelle, dans la durée, la CSCE et l’OSCE ont probablement le mieux réussi.       <br />
              <br />
       La seconde est tout aussi délicate : Est-il possible de trouver un espace commun à tous les Européens où la Russie se trouve à l’aise, se sente membre à part entière de la famille?       <br />
       Ce sujet est au cœur de la démarche de la CSCE depuis 1972. La réponse qu'elle y a apportée est  nuancée parce que le contexte et les circonstances n'ont pas cessé d'évoluer et que les autres organisations de sécurité ont fait preuve d'une réelle vitalité, par exemple l’OTAN.       <br />
              <br />
       La dernière question est sans doute la moins connue : Est-il utile, est-il possible de disposer d’une organisation qui serve de « chapeau » aux autres organisations de sécurité dans le souci de trouver une cohérence et une perspective commune à toutes ?       <br />
              <br />
       Cette idée, présente depuis le début du projet de la CSCE, n’a jamais connu de vraie mise en œuvre mais il est intéressant de noter qu’elle ne cesse de revenir et qu'elle est à nouveau évoquée.        <br />
              <br />
       L’histoire de la CSCE et de l’OSCE est moins bien connue que celle de l’OTAN qui a provoqué  de nombreux débats en France. Pour faciliter la discussion entre nous, je distinguerai trois âges dans le processus de l'OSCE :       <br />
              <br />
       Une première époque, de 1972 à 1990 voit la création d’un processus permanent de consultation, un instrument unique de gestion des rapports entre les deux blocs pour essayer de dépasser la confrontation entre eux.       <br />
              <br />
       De 1972 à 1975, c’est le « salon de thé diplomatique » qui prépare la signature, en 1975, de l’Acte final d’Helsinki ou est défini un cadre de  sécurité commune  bâti autour d'un certain nombre de principes : le « décalogue », synthèse du droit international de l’époque, ménageant des équilibres entre le respect de l’intégrité territoriale et le droit à l’autodétermination, l’inviolabilité des frontières et le droit à choisir ses alliances. En même temps, le décalogue constitue une approche complètement nouvelle, résultat d’une négociation longue et délicate. La sécurité commune entre Européens doit reposer sur  trois piliers :        <br />
       •	le pilier politico-militaire, avec le contrôle des armements, les mesures de confiance, les contacts permanents entre appareils militaires,        <br />
       •	le pilier de l’environnement et de l’économie, élément nécessaire pour créer les fondements internes de la sécurité et la coopération entre les Etats.       <br />
       •	la dimension humaine, idée nouvelle issue des consultations d'Helsinki : l’idée des droits de l’homme, de la règle de droit, de la bonne gouvernance (on ne parlait pas encore de « démocratie », ce mot n’entrera dans le vocabulaire que dans la phase suivante à Paris en 1990) sont reconnues comme des éléments essentiels pour la sécurité au sein de la grande Europe.        <br />
              <br />
       Jacques Andréani a décrit le résultat d'Helsinki comme "le piège" (1), parce qu’une fois le compromis politique d’Helsinki acquis le 1er aout 1975, il entraîna des conséquences que personne n’avait prévues. Le volet de la dimension humaine fut repris par les dissidents, par les mouvements d’opposition dans le monde soviétique, par Solidarnosc, par le Groupe des 77, par Sakharov, par les groupes Helsinki, un peu partout. Il fut, à l’intérieur du système, une sorte de ferment idéologique de transformation et  prépara les événements des années 1989-90.        <br />
              <br />
       Mais un travail énorme est accompli entre les Etats participants pendant toute cette première phase : préparation de la négociation du Traité sur les forces armées conventionnelles en Europe (qui sera signé à Paris en novembre 1990 après une bonne dizaine d’années de négociations sous diverses formes auxquelle...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Que signifierait Helsinki Plus aujourd’hui ?</title>
   <updated>2009-05-17T14:05:00+02:00</updated>
   <id>http://www.fondation-res-publica.org/Que-signifierait-Helsinki-Plus-aujourd-hui_a401.html</id>
   <category term="Interventions" />
   <photo:imgsrc>http://www.fondation-res-publica.org/photo/imagette-1380949-1826165.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-03-30T22:55:00+02:00</published>
   <author><name>Fondation Res Publica</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Youri Roubinski, de l’Institut de l’Europe de l’Académie des Sciences de Russie, au colloque du 30 mars 2009, Sécurité européenne : OTAN, OSCE, Pacte de Sécurité.
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.fondation-res-publica.org/photo/1380949-1826165.jpg" alt="Que signifierait Helsinki Plus aujourd’hui ?" title="Que signifierait Helsinki Plus aujourd’hui ?" />
     </div>
     <div>
      Merci, Monsieur le Président, chers collègues, chers amis, Mesdames et Messieurs. Je me permets de contribuer autant que faire se peut au débat de très haute qualité qui a lieu dans ce panel où je ne prétends nullement, n’étant plus diplomate depuis quelques années, traduire officiellement la position de mon pays. J’ai été tout récemment consulté, avec d’autres, plus qualifiés que moi, sur le sujet.        <br />
              <br />
       Par conséquent je me permets d’abord de vous faire part de ce que je sais de la position ou de la réflexion officielle à Moscou, sur le problème dont nous débattons aujourd’hui et vous dire sincèrement ce que j’en pense moi-même sans en être mandaté par qui que ce soit.       <br />
              <br />
       La doctrine officielle de la politique étrangère de la Fédération de Russie adoptée en 2007 stipule : « L’objectif principal de la politique extérieure russe dans la direction européenne est la création d’un système régional de sécurité collective et de coopération véritablement ouvert, démocratique, qui assurerait l’unité de la région euro-atlantique, de Vancouver à Vladivostok, sans admettre sa fragmentation et la reproduction des approches de bloc à bloc dont l’inertie subsiste dans l’actuelle architecture européenne qui s’est formée au temps de la guerre froide. C’est précisément vers cet objectif qu’est dirigée l’initiative de la conclusion du traité de sécurité européenne dont le point de départ d’élaboration pourrait être un sommet paneuropéen ».       <br />
              <br />
       Depuis le lancement de cette initiative par le président Medvedev le 4 juin 2008 à Berlin, les évènements survenus dans le monde et en Europe permettent de comprendre mieux les motifs qui l’expliquent. Mais pour cela, il faudrait d’abord l’inscrire dans l’espace et dans le temps.       <br />
              <br />
       Il serait banal de constater que le centre de gravité de l’économie et de la politique mondiale se déplace de l’Ouest à l’Est. L’émergence des géants asiatiques s’accompagne de l’instabilité croissante dans la zone immense qui va de l’Atlantique au Pacifique. Le conflit israélo-arabe, l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan, la confrontation indo-pakistanaise autour du Cachemire, la rivalité indo-chinoise accentuée par le Tibet, les problèmes des deux Corées et surtout de Taïwan, toutes ces situations explosives menacent de sortir du cadre asiatique pour embraser la planète entière, y compris l’Europe.       <br />
              <br />
       Ce n’est pas un hasard si la Secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Hillary Clinton, a commencé ses nouvelles fonctions par le voyage non pas en Europe –c’était la règle dans le passé-, mais en Asie. Demain, 31 mars 2009, s’ouvre à La Haye la conférence des 42 pays et organisations internationales sur l’Afghanistan. La Russie a proposé de réunir à Moscou une autre conférence, sur le Moyen-Orient, dans la droite ligne de celles de Madrid (1991) ou d’Annapolis (2008). Une pareille initiative vient de la France, pour Paris.       <br />
              <br />
       C’est dans ce contexte global que s’inscrit l’idée russe de la création d’une nouvelle architecture de sécurité européenne. Puissance euro-asiatique dont trois-cinquièmes de la population de tradition chrétienne vivent en Europe, mais deux-tiers du territoire et le gros des richesses naturelles –surtout énergétiques- se trouvent à l’Est de l’Oural, la Russie a un intérêt particulier à éviter toute extension des conflits asiatiques sur le sol européen.       <br />
              <br />
       Si aujourd’hui le climat politique en Europe paraît relativement stable, ce calme pourrait être trompeur : La décomposition sanglante de l’ex-Yougoslavie achevée au Kosovo, les « conflits gelés » dans l’espace post-soviétique dont l’un a dégénéré tout récemment en « guerre de cinq jours » russo-géorgienne, suffisent à le prouver.       <br />
              <br />
       La seconde guerre mondiale ne s’est pas achevée par un traité de paix en bonne et due forme avec la principale puissance vaincue, l’Allemagne, partagée entre les vainqueurs qui se sont heurtés dans une nouvelle épreuve de force globale, la guerre froide. Le système de Yalta n’a pas pu constituer une structure durable des relations internationales sur le continent européen, comparable à celle issue des traités de Westphalie (1648), de Vienne (1815), de Versailles (1919).        <br />
              <br />
       Les crises de Berlin qui menaçaient de dégénérer en apocalypse nucléaire dictaient impérativement la nécessité de mettre fin à cette incertitude. C’est pourquoi, vingt ans après, la seconde guerre mondiale, les parties prenantes da la guerre froide –l’URSS, ses satellites, d’un côté, les Etats-Unis, le Canada et leurs alliés européens de l’autre, les Etats neutres, se sont réunis en 1975 à Helsinki pour signer l’Acte final appelé à déterminer les règles du jeu communes.       <br />
              <br />
       Pour Moscou, le principal acquis d’Helsinki a été la reconnaissance des frontières. Les dirigeants soviétiques y voyaient la légitimation des « résultats territoriaux et politiques de la second...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Conclusion de Jean-Pierre Chevènement</title>
   <updated>2009-05-17T14:10:00+02:00</updated>
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   <category term="Interventions" />
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   <published>2009-03-30T22:50:00+02:00</published>
   <author><name>Fondation Res Publica</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica, au colloque du 30 mars 2009, Sécurité européenne : OTAN, OSCE, Pacte de Sécurité.
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.fondation-res-publica.org/photo/1380956-1826177.jpg" alt="Conclusion de Jean-Pierre Chevènement" title="Conclusion de Jean-Pierre Chevènement" />
     </div>
     <div>
      Merci, Monsieur Roubinski, pour  cet exposé parfaitement informé, documenté. J’ajoute que Monsieur Roubinski, comme d’ailleurs les intervenants précédents, parlait en connaissance de cause. On ne pouvait trouver d’experts mieux qualifiés pour aborder ces sujets infiniment complexes.       <br />
       Moi-même, je ne veux avancer que quelques brèves idées.        <br />
              <br />
       L’idée d’un espace paneuropéen de coopération est une vieille idée. Il y a quarante-trois ans, le Général De Gaulle a parlé de « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural ». Plus tard, Monsieur Gorbatchev évoqua la « Maison commune ». Et l’Union européenne veut créer un partenariat stratégique avec la Russie.        <br />
              <br />
       Monsieur d’Aboville nous a montré que l’OTAN pouvait être quelque chose de « plastique ». J’espère qu’il a raison.        <br />
              <br />
       Monsieur de Brichambaut a rappelé que l’OSCE avait connu trois phases, dont les deux dernières étaient, de 1990 à 1999, marquées par certaines espérances. J’observe que c’était le moment où la Russie était très affaiblie et que la dernière phase, marquée par le retour de la Russie, fut aussi une phase plus difficile au niveau de l’OSCE.        <br />
       Que se passe-t-il aujourd’hui, en 2009 ?        <br />
              <br />
       J’essaie de prendre un peu de recul par rapport au problème d’un espace de coopération économique et humain paneuropéen qu’évoquait encore le Président de la République au sommet d’Evian avec Monsieur Medvedev. Je crois qu’il a montré toutes les raisons tenant à la culture, à l’économie, à l’énergie, à la paix du continent qui militaient pour que nous travaillions ensemble dans ce sens.        <br />
       Avant que vous ne laissiez à nouveau couler le flot du désamour et du désespoir, je voudrais donner une note optimiste avant de vous donner la parole.        <br />
              <br />
       L’OTAN et la réintégration de la France dans la structure militaire intégrée ont un sens par rapport à la vision américaine, au moment où nous sommes. Les Américains se sont aperçus depuis 2003, puis en 2007 et 2008 qu’ils ne peuvent plus dominer seuls le reste du monde. Ils ont besoin d’auxiliaires et espèrent de l’Europe une contribution plus importante pour d’éventuelles expéditions, en tout cas pour une politique que les Etats-Unis continueront, bien entendu, à définir eux-mêmes. Le livre de Monsieur Brzezinski et Monsieur Scowcroft, <span style="font-style:italic">L'Amérique face au monde. Quelle politique étrangère pour les Etats-Unis ?</span> (1) – que je vous recommande – est tout à fait clair à ce sujet. Les Américains savent que les Européens ne veulent pas payer beaucoup plus ne qu’ils payent aujourd’hui pour leur défense. Ils souhaitent rééquilibrer le partage du fardeau. Ils ne veulent pas d’une défense européenne qui pourrait nuire à leur politique et créer une Europe autonome qu’ils ne souhaitent pas. Ce qu’ils veulent, c’est un premier cercle d’alliés qui leur servent d’auxiliaires.       <br />
              <br />
       En ce qui concerne la Russie, les déclarations de Monsieur Lavrov et de Madame Clinton appellent à une nouvelle étape du désarmement, des « Start ». Lors de leur rencontre à Londres, dans quelques jours, le Président Medvedev et le Président Obama aborderont la question du bouclier stratégique. Je ne suis pas sûr que les États-Unis abandonneront cette idée mais les coupes budgétaires que veut faire le Président Obama dans des programmes qui, selon ses propos, <span style="font-style:italic">« manifestent la prévalence d’un esprit de guerre froide »</span>, pourraient concerner ce projet dont Monsieur Brzezinski a dit qu’il n’était pas au point et qu’il avait pour but de contrer une menace qui n’existait pas encore, à la demande de gens qui n’avaient rien demandé (les Européens, en effet, n’ont rien demandé), et qui coûtera des centaines de milliards  de dollars !        <br />
              <br />
       Quelle va être la politique américaine vis-à-vis de la Russie ?        <br />
       Les Américains ont à relever deux défis principaux : d’abord l’enlisement de leurs armées au Moyen Orient, en Irak et en Afghanistan, le problème de l’Iran, la normalisation de leurs rapports avec le monde musulman ; puis la montée de la Chine qui ne peut pas manquer de les interroger à tous égards.        <br />
              <br />
       La Russie vient-elle en tête des préoccupations américaines ? Certainement pas ! Par conséquent, j’imagine que la nouvelle administration américaine aura une attitude ouverte vis-à-vis de la Russie. Je ne sais pas jusqu’où cela ira. Sans doute y aura-t-il des traités de désarmement, dont le Start III sur les armes stratégiques mais aussi le Traité sur les  forces nucléaires intermédiaires (FNI), que la Russie souhaite multilatéraliser, ou encore un traité sur les missiles à courte portée élargi aux missiles à portée intermédiaire comme le proposent la France et l’Union européenne. Des initiatives seront prises dans ce cadre du désarmement avec deux traités dont Madame Clinton a déjà annoncé que l’un, le Traité d’interdiction des essais nucléaires, sera ratifié. La Chine pourra-t-elle ne pas le ratifier à so...
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     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Débat final</title>
   <updated>2009-05-17T14:18:00+02:00</updated>
   <id>http://www.fondation-res-publica.org/Debat-final_a403.html</id>
   <category term="Interventions" />
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   <published>2009-03-30T22:49:00+02:00</published>
   <author><name>Fondation Res Publica</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Interventions prononcées lors du colloque du 30 mars 2009, Sécurité européenne : OTAN, OSCE, Pacte de Sécurité.
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.fondation-res-publica.org/photo/1380966-1826191.jpg" alt="Débat final" title="Débat final" />
     </div>
     <div>
      <b>Monsieur l'Ambassadeur Robin</b>       <br />
       Monsieur d’Aboville, à la fin de son exposé, a dit que, la France ayant réintégré l’ensemble du dispositif de l’OTAN, on pouvait espérer qu’elle pèse désormais d’un plus grand poids dans l’évolution à venir de l’OTAN.        <br />
              <br />
       Mais que peut-on penser de l’avenir d’une organisation comme l’OTAN ?        <br />
       Cette organisation qui n’a plus son autorité d’origine, qui n’en a pas retrouvé d’autre qu’on puisse nommer sans se couvrir de ridicule, n’a donc strictement aucune utilité. On peut comprendre qu’un pays comme la Pologne trouve l’OTAN utile mais j’attends qu’on me dise quelle utilité la France attend de l’OTAN.        <br />
              <br />
       Non seulement l’OTAN est inutile mais elle est nuisible. L’OTAN pollue le paysage international dans toutes les dimensions. Elle complique la construction de l’Europe. Elle complique les rapports avec l’OSCE (mais ce n’est pas le plus important). Elle complique les rapports avec la Russie, ce qui n’est pas négligeable. Elle complique même le fonctionnement du système international parce que, incapable de signer une convention renonçant au droit d’utiliser la force, l’OTAN ne se conforme pas au droit international. Le non recours à la force est impossible à l’OTAN car elle est précisément faite pour recourir à la force quand bon lui semble. Elle ne s’en est d’ailleurs pas privée, sans consulter le Conseil de sécurité des Nations unies.        <br />
              <br />
       Par conséquent je ne vois pas très bien ce qu’un pays comme la France peut espérer de l’OTAN, une organisation inutile et nuisible, sinon qu’elle disparaisse.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Benoît d'Aboville</b>       <br />
       Avec tout le respect que je dois à un ancien maître et à un grand ancien, je voudrais, sans aborder  la question philosophique de la pertinence de l’Alliance, souligner que nos partenaires sont extrêmement attachés à la relation transatlantique. L’Irak a été perçu comme un divorce au sein de la famille. Aujourd’hui – mais ça peut changer –  la famille est « recomposée » : avec l’arrivée d’Obama, on ne parle plus - ou pas encore- des choses qui peuvent fâcher.  En même temps -  je retiens ce qu’a dit Monsieur Chevènement –  la Chine et l’Asie, bien plus que l’Europe, préoccupent les Etats-Unis. L’Europe est stratégiquement dévaluée aux yeux de la nouvelle génération des analystes américains. D’ailleurs, Madame Clinton n’a pas commencé par un voyage à Bruxelles mais en Asie. Les enjeux de l’avenir sont en Asie. Toutes les analyses vont dans ce sens, y compris les nôtres propres. L’Europe se rétrécit dans le paysage international.        <br />
              <br />
       Le problème essentiel aujourd’hui est donc la relation, le dialogue direct, entre les États-Unis et l’Union européenne. Il ne fonctionne pas, notamment pour des raisons institutionnelles propres à l’UE, mais aussi parce qu’il y a jusqu’ici un déficit de volonté politique de part et d’autre.        <br />
              <br />
       Bien sûr, les États-Unis ne vont pas abandonner l’OTAN, car elle leur assure une place réservée en Europe et une situation prééminente  au sein de l’organisation. Cette situation est très confortable, ce qui ne veut pas dire qu’ils attendent beaucoup de choses de l’OTAN : l’OTAN militaire ne les aide pas beaucoup, le « partage du fardeau » sera toujours décevant pour quiconque, aux États-Unis, en espère quelque chose.        <br />
              <br />
       Quant à la Russie, elle adore l’OTAN en dépit de ses dénégations ! Marc Perrin de Brichambaut a eu la pudeur de ne pas trop insister sur  les succès de l’OSCE, notamment la libération des sociétés civiles. L’un des bénéfices indirect de l’OSCE est d’avoir tué les MBFR.  Cette négociation est complètement oubliée aujourd’hui mais, à l’époque, un accord entre Russes et Américains dans le cadre d’une négociation directe entre l’Alliance et la Pacte de Varsovie, prévoyait de dénucléariser le centre de l’Europe, faisant obstacle à une logique de défense européenne. Cet abandon des MBFR, nous l’avons obtenu avec la  substitution des négociations sur les forces conventionnelles en Europe (FCE). Vous étiez alors aux affaires, Monsieur le Ministre, au poste de ministre de la Défense. On a fait disparaître une négociation russo-américaine qui, depuis quinze ans, préparait un système de sécurité européenne qui ne nous convenait pas du tout. Maintenant la Russie se trouve bien à l’OTAN, en dépit de quelques excités qui tiennent des discours enflammés à la Douma. On retrouve à l’OTAN le vieux syndrome d’attraction entre les deux puissances.        <br />
              <br />
       Je ne vois pas en quoi l’OTAN, actuellement, pollue la relation russo-américaine. Il y a l’Ukraine, mais l’Ukraine n’est pas l’OTAN. Le problème est de définir un nouveau rapport entre l’Ukraine indépendante et la Russie. En effet, comme l’a rappelé Youri Roubinski, la moitié de la population ukrainienne regarde plutôt vers Moscou tandis que l’autre se tourne vers la Pologne. Aujourd’hui, à l’OTAN, la Russie participe à de nombreuses manœuvres, y compris navales e...
     </div>
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   <title>Prochains colloques</title>
   <updated>2009-06-22T23:47:00+02:00</updated>
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   <published>2009-03-10T18:21:00+01:00</published>
   <author><name>Fondation Res Publica</name></author>
   <content type="html">
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      22 juin : Où va le Pakistan ?
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