Penser les faits


Intervention de Gilles Andréani, Conseiller maître à la Cour des Comptes, ancien Directeur du centre d’analyse et de prévisions du ministère des Affaires étrangères, lors du séminaire "La France et ses stratèges", tenu le 22 mars 2010.


J’ai occupé dans ma vie des fonctions dans des services dont l’intitulé comportait le mot « stratégique » : Service des affaires stratégiques, Délégation aux affaires stratégiques (DAS) (ou plutôt son « ancêtre », la Délégation aux études générales (DEG) que vous aviez portée sur les fonds baptismaux). Il m’arrive d’enseigner les questions stratégiques à l’Université de Paris II, en qualité de professeur associé. Je m’empresse de dire que tout cela ne fait pas de moi un stratège. Je suis très éloigné d’avoir la compétence nécessaire pour parler de stratégie que j’ai tendance à voir comme le fait de mettre des moyens militaires en face d’objectifs politiques.

De ce point de vue je ressens, comme certains de ceux qui se sont exprimés avant moi, Jean Dufourcq en particulier, un sentiment de manque par rapport à la période dorée que nous a décrite M. Malis, quand la pensée stratégique française rayonnait plus qu’aujourd’hui.

Je voudrais dire un mot de cette époque pour essayer, non de détruire le mythe mais de décrire les circonstances un peu particulières qui ont permis ce succès relatif avant de déterminer ce qui nous manque aujourd’hui pour reproduire ce succès.

À l’époque, la France avait, pour parler en termes de marketing, une « stratégie de niche » (j’emprunte cette expression à Hubert Védrine), je veux dire qu’elle savait - ce qui est le propre de tout acte stratégique - tirer le parti maximal de moyens limités dans un contexte contraint. Les contraintes, c’était la guerre froide. Alliée des États-Unis, la France avait trouvé le moyen de valoriser quelque chose qui était peu significatif à l’échelle planétaire, à l’échelle des grands enjeux de sécurité de la guerre froide : la force de frappe naissante. À ce moment-là, on a vu la France développer un discours (c’était une stratégie du discours avant d’être une stratégie des moyens) qui valorisait de façon maximale ses atouts dans une réflexion originale autour de l’atome et qui tendait à relativiser le rôle des alliances dans le contexte de la guerre froide. Contre cette pensée que nous devions au Général Gallois, au Général Ailleret, s’insurgeaient des gens pour qui l’atome n’était pas forcément destructeur d’alliances, pour qui la guerre froide n’était pas simplement un affrontement d’intérêts nationaux mais un combat idéologique et politique global dans lequel il ne fallait pas se méprendre sur la vraie nature de l’Union soviétique, sur ses objectifs et pour lesquels il y avait place pour une stratégie plus solidaire (sans renoncer à l’arme nucléaire) qu’une stratégie identifiant le nucléaire à un espace de sécurité étroitement national. Raymond Aron était le tenant de cette deuxième version des choses. Les thèses ont été portées de part et d’autre avec beaucoup de talent, beaucoup de brio et, au fond, l’une et l’autre contribuèrent à valoriser l’outil français, sur le fond de flamboyance de la diplomatie gaulliste.
Ce fut un moment particulier, avec des hommes exceptionnels, de grands talents intellectuels de part et d’autre.

Rétrospectivement, on doit prendre conscience des limites de ce succès, dont on sent peut-être encore aujourd’hui les conséquences.

La première limite, c’est qu’il s’agissait plus d’un discours sur la stratégie que d’une stratégie militaire de mise en œuvre des moyens. Nous avions à l’époque des moyens limités et, politiquement, nous tirions le maximum de nos atouts stratégiques dans une conception de la stratégie qui dérivait assez largement vers le discours politique, une stratégie du verbe portée par le général de Gaulle.

Deuxième limite : à ceux qui pensaient le nucléaire comme un fait irrémédiablement national, donc dissolvant d’alliances, répondaient ceux pour qui le véritable enjeu de sécurité de la France était sa place dans un combat planétaire, celui de la guerre froide contre le communisme soviétique. Entre les deux, il ne restait pas beaucoup d’espace pour l’Europe. Des deux côtés on minimisait l’Europe, du côté de ceux qui pensaient l’atome comme quelque chose de strictement national comme du côté de ceux qui réclamaient la solidarité atlantique comme principe organisateur principal de la stratégie française.

Dans les années quatre-vingt, l’Europe est devenue une priorité stratégique française. Mais je dirai qu’on ne l’a peut-être pas pensée de façon assez stratégique. Nous n’avons pas mis nos talents, nos capacités de projection dans l’avenir, d’économie des forces au service de nos ambitions européennes, que, du coup, nous avons proclamées d’une façon un peu obligée, incantatoire et peut-être pas assez pensées stratégiquement. Avec quels alliés, au nom de quels intérêts voulait-on faire cette Europe ? Je trouve que c’est un « dommage collatéral » ou une conséquence imprévisible de la façon dont se sont polarisées les réflexions dans les années soixante à l’occasion du fameux grand débat.

Je ferai une autre critique à ce débat, c’est que, comme il portait sur le discours politique relatif à la dissuasion plus que sur la mise en jeu des forces, les militaires ont pu, sans dommage particulier pour la France, en être coupés plus qu’il n’aurait été nécessaire. Le côté très politique de la stratégie écrasait un peu la perspective et l’expertise militaires.

Le succès est néanmoins incontestable parce que le débat fut de grande tenue. Des deux côtés les arguments étaient exprimés par des personnalités intellectuelles de premier plan et l’image d’une France qui apporte sa pierre au débat, qui est elle-même la source de pensée, de rayonnement stratégique, reste attachée à cette période.

Aujourd’hui, les circonstances ont changé. Le nucléaire qui était central dans la réflexion l’est beaucoup moins aujourd’hui et l’affrontement planétaire entre deux blocs antagonistes a lui-même disparu au profit de quelque chose de beaucoup plus compliqué.

Je ne veux pas choquer cette assemblée ni les gens qui m’ont précédé à cette table mais parfois, ce n’est pas mal de ne pas avoir de stratégie. Il y a des moments où on se trouve devant une réalité très complexe dont les paramètres sont extrêmement difficiles à assembler dans une relation d’opposition et de conflit d’intérêts clair (l’essence de la stratégie) ou qui correspond extrêmement mal à cette convergence des intérêts de la nation, du gouvernement, des militaires qui fait la trinité clausewitzienne. Dans ces moments-là, il n’est peut-être pas mauvais de ne pas avoir une vision trop stratégique parce que la tentation est alors de plaquer les concepts stratégiques dont on dispose sur des réalités qui les ont dépassés. Par exemple, quand, aux États-Unis, des stratèges sûrement bien intentionnés ont comparé le combat contre l’islamisme politique à la troisième guerre mondiale en parlant d’islamo-fascisme, ils ont projeté le modèle des affrontements planétaires entre la démocratie et les totalitarismes sur une menace qui, clairement, n’avait rien à voir avec ces phénomènes du passé. De la même façon, ce ne sont pas seulement les fioles du Général Powell qui ont mené les Américains à Bagdad, mais une vision stratégique, la volonté de s’attaquer aux causes profondes du 11 septembre (les dysfonctionnements du Moyen-Orient, l’absence de démocratie) et d’y remédier. Pour cela ils allaient remodeler le Moyen-Orient en commençant par l’endroit où c’était le plus facile, l’Irak. Ce n’était pas forcément une mauvaise idée mais elle reposait sur une lecture stratégique erronée de ce qui avait mené au 11 septembre. C’est pourquoi je pense comme Jean Dufourcq que, dans des périodes d’incertitude, une certaine indétermination stratégique n’est pas mauvaise. De même il faut accepter l’idée (qui est à la base de la pensée stratégique exprimée par les plus grands généraux, et parmi eux Napoléon) qu’on a la politique de ses moyens, que tout est affaire de circonstances, qu’on réagit au cas par cas, assemblant les données, essayant d’en tirer le geste et la réponse militaire qui s’imposent à un moment particulier.

L’âge d’or est derrière nous, les circonstances qui l’ont créé ont disparu, il n’est pas mauvais de ne pas avoir de stratégie… c’est évidemment un peu court ! Je crois qu’il y a des choses que nous pouvons faire pour aller un peu au-delà de ce constat un peu déprimant.

Nous pouvons avoir notre mot à dire, mais pas dans une attitude de distanciation volontariste à l’égard des États-Unis (en cela, je me séparerai légèrement et amicalement de Pierre Conesa que je connais depuis aussi longtemps que je m’intéresse à la stratégie en lui disant que nous ne devons pas avoir une stratégie du ressentiment). La puissance des États-Unis est là, leur influence sur les affaires mondiales est un fait. En matière militaire, il est normal que la première puissance militaire, qui dépense autant, voire plus, que les autres pays réunis pour leur défense, donne le « la » sur le plan de l’innovation et des idées. Il faut se déterminer par rapport à cela, il faut le connaître, il faut l’accepter. Mais il faut le dépasser en fonction de nos propres intérêts. Ce n’est toutefois pas l’objectif.

L’objectif, c’est de regarder les atouts particuliers de la France sur le plan stratégique recherchant, pour reprendre l’idée d’Hubert Védrine, où est notre « niche ».

Les Français sont connus pour avoir deux qualités : le réalisme et des talents organisateurs.
Le réalisme, c’est regarder la réalité en face, observer le rapport de forces, évaluer ce qu’on « pèse », accepter que l’Europe, qui a été au centre du monde jusqu’à la fin de la guerre froide, est devenue une des périphéries du monde. Cela ne veut pas dire qu’il faut s’y résigner mais il faut le savoir. Le réalisme consiste aussi à regarder les moyens nouveaux et leur impact sur la stratégie. Il est juste de parler de « révolution dans les affaires militaires », expression inventée par un penseur militaire profond, le maréchal Ogarkov. Les soviétiques avaient discerné dès la fin des années soixante-dix la révolution qu’allait provoquer l’arrivée des technologies de l’information et de la communication. Nous y sommes, il faut assumer cette réalité, la connaître, mieux la comprendre, au-delà des cercles militaires et industriels où elle est normalement débattue et partir de là.

Les relations entre la Chine et les États-Unis, les puissances émergentes, le ressentiment russe sont des ferments de tension et de futurs conflits entre puissances d’aujourd’hui et de demain. Mais pour l’instant nous sommes plutôt dans une gestion de turbulences locales avec des stratégies de remédiation, d’intervention de la part des acteurs extérieurs, même si le problème de la hiérarchie des puissances, du nouvel équilibre mondial commence à se poser.

Nous avons donc deux problèmes à gérer : un problème de macro-stratégie pour demain et un problème de micro-stratégie et de problèmes locaux aujourd’hui. Il faut faire l’un et l’autre.

Nous sommes très bons dans le « micro ». Nous avons de bonnes écoles d’Études régionales (que les anglophones appellent Area studies), associant l’étude de la civilisation et la connaissance du terrain. Nous avons des spécialistes qui connaissent remarquablement, précisément, l’islam politique et les problématiques qui y sont liées. Nous avons une nouvelle génération de militaires qui, à la différence de leurs prédécesseurs, très cantonnés dans les affaires de centre Europe, connaissent bien le terrain. Rompus aux opérations extérieures, présents sur les théâtres, ils connaissent les problématiques de maintien de la paix et de reconstruction de l’État et ont beaucoup à apporter beaucoup, en liaison avec ces connaissances universitaires et ces expertises sur le local. Il ya là un gisement d’expertise et d’excellence pour les Français.

Pour mener ces stratégies et en anticiper la nouvelle donne de puissances qui se dessine aujourd’hui pour le siècle qui vient de commencer, je crois que les Français ont une carte à jouer. Cette carte, c’est une conception de la sécurité qui ne consiste pas seulement à désigner l’ennemi et à y faire face. Anticiper la menace, ce n’est pas éteindre les incendies au fur et à mesure qu’ils se déclarent, ce n’est pas non plus, à mon avis, ce que préconise le Livre blanc : une espèce de continuité nouvelle, indépassable, entre sécurité intérieure et sécurité extérieure (j’ai beaucoup d’appréhension par rapport à ce genre de concept qui me semble une source d’erreurs).

À mi-chemin entre la volonté de se poser en puissance dans un nouvel équilibre mondial des forces et un idéal de confiance dans l’organisation internationale et les structures internationales, il y a une aptitude française à penser la sécurité comme la capacité à organiser l’espace et le système dans lesquels l’on se trouve : faire connaître ses idées, influencer ses partenaires les plus proches, créer des solidarités avec eux dans l’espace européen (conçu a priori à cette fin) en essayant de le solidifier. Cette malheureuse construction européenne est si mal en point que j’ose à peine parler de l’horizon européen de la stratégie française, pourtant il me semble que c’est le grand dessein stratégique de substitution à la stratégie de niche qui était la nôtre pendant la guerre froide ou à une simple stratégie de la sécurité qui consisterait à traiter des séries de pathologies successives, une crise ici, une autre là, en Côte d’Ivoire ou ailleurs. Le compromis entre ces deux attitudes, c’est de resserrer les liens avec nos principaux partenaires européens, d’essayer de construire sur cette base non seulement des solidarités, une capacité d’agir mais aussi ce que je n’ose encore appeler une stratégie européenne.

L’Union européenne a été porteuse de ces espoirs, elle paraît aujourd’hui mal en point mais c’est dans ce cadre, me semble-t-il, que la stratégie française est obligée de développer ses talents, non en invoquant « l’Europe de la défense ! l’Europe de la défense ! », comme un cabri, mais en tentant de nouer des vraies solidarités dans un univers où les Européens pèsent moins, sont moins nombreux, sont relativement moins créateurs de richesse que les autres puissances qui émergent aujourd’hui.

Ce sont les deux horizons possibles, l’expertise locale et la construction d’une base européenne d’influence et d’intervention dans les problèmes de demain. En-dehors de ces deux espaces je ne vois pas beaucoup de créneaux ou de « niches » pour une stratégie française.

Dernier point, je crois que nous devons aider à tuer les fausses grandes stratégies. La tentation, dans le « brouillard de points » que nous voyons sur la planète, est d’essayer, comme dans les jeux d’enfants, de les relier pour y tracer des dessins cohérents - tel le « croissant de crises » - qui ensuite se solidifient comme des données stratégiques quelquefois trompeuses. De temps en temps, les Français, qui ont la réputation d’être réalistes, de s’en tenir aux faits, devraient donner un coup de gomme sur le dessin, rappelant que la réalité, ce sont ces nuages de points qu’il faut essayer de mieux comprendre avant de penser qu’on a affaire à un grand ennemi qui exige une grande stratégie. Acceptons plus modestement que les faits nous dictent des choses qui ne sont ni très agréables ni très faciles à gérer mais dont nous devons partir si nous voulons rester nous-mêmes.


Jean-Pierre Chevènement
Merci, Monsieur Andréani.
Vous avez prêché le réalisme, rejoignant ce que disait l’amiral Dufourcq, à savoir qu’il est très difficile dans une période de transition comme la nôtre de faire de la stratégie. Vous-même, vous répondez que le monde est très compliqué et que c’est peut-être une bonne chose de ne pas avoir de stratégie. Charles de Gaulle vantait d’ailleurs le pragmatisme, la souplesse, le fait de ne pas avoir trop d’idées préconçues et de chemins préétablis. En cela il restait le général de Gaulle qui refusait de se soumettre à des influences dominantes d’où qu’elles viennent et aujourd’hui d’outre-Atlantique.

Une question se pose : L’Europe dont vous parlez peut-elle réellement avoir une autonomie stratégique en dehors de ce nouveau concept stratégique de l’OTAN auquel est chargé de réfléchir le général Abrial ? De quoi s’agit-il exactement?

Nous constatons que cette Europe que vous nous décrivez comme une périphérie s’est divisée, non seulement sur l’Irak mais aussi sur l’Afghanistan, sujet qui suscite des perplexités dans beaucoup de pays.

Évoquons les questions de défense. Cinq pays européens viennent de demander le retrait des armes nucléaires tactiques américaines d’Europe. Or les Russes disposent de plusieurs milliers d’armes tactiques dont, probablement, ils ne savent pas quoi faire. S’ils pouvaient s’en débarrasser, ils le feraient volontiers mais ils n’en ont pas les moyens (usines de démantèlement etc.), il y a donc un déséquilibre. Comment ce problème est-il traité ? Comment influencer nos voisins européens (ce que nous cherchons à faire depuis très longtemps) ?

Pendant la guerre d’Algérie, j’étais un petit sous-lieutenant dans l’Oranais. On nous expliqua qu’il fallait opérer le « dégagement » parce que la France avait des choses beaucoup plus sérieuses à faire, l’atome, l’Europe, déjà (le plan Fouchet), la grande politique mondiale, les grands espaces, bref, la vision gaulliste de politique étrangère. Et nous avons « dégagé », nous avons vu passer d’interminables théories de camions, le « dégagement » était spectaculaire !
Nous voici en Europe, cherchant à influencer nos voisins.

Sur les questions nucléaires, nous ne sommes pas tout à fait sur la même longueur d’ondes. Le nucléaire n’est pas totalement déclassé, un certain nombre de pays continuent à développer des efforts pour acquérir des armes nucléaires, améliorer leur arsenal, notamment en Asie.

Sur la dissuasion, nous n’influençons pas du tout ! Quand nous avons proposé aux Allemands une dissuasion élargie, ils n’ont pas voulu en entendre parler. Pourtant, si l’on en croit Alain Peyrefitte, le général de Gaulle avait expliqué qu’avec la dissuasion, la France protégeait ses voisins. Je ne sais pas si elle protège la Suisse mais si l’Allemagne ou le Benelux étaient envahis, sans doute nous sentirions-nous menacés. Sur cette question fondamentale, on n’a pas l’impression que les positions aient beaucoup évolué depuis un demi-siècle. Peut-être n’évolueront-elles jamais. S’il n’y a aucune menace, il n’y a aucune raison pour qu’elles changent. Si un jour il y a une menace, un ébranlement, si le monde change, brutalement ou progressivement, si les équilibres de sécurité se déplacent, ce que nous faisons servira alors à quelque chose.

L’euro est un exemple absolument remarquable de ce que le pari fait sur un sentiment commun d’appartenance échoue sur le fait que les cigales ne peuvent pas compter sur les fourmis pour leur prêter « car la fourmi n’est pas prêteuse ». La lecture de La Fontaine nous aurait fait renoncer à une monnaie unique ! Une monnaie commune aurait maintenu une certaine souplesse. Aujourd’hui, nous nous apercevons que si on ne réunit pas 40 milliards d’euros à un taux acceptable, la Grèce n’aura bientôt plus que le choix de quitter la zone euro. On lui indique déjà la porte ! Et la Grèce serait suivie d’autres pays.

Dans une réalité européenne aussi inconsistante, pouvons-nous développer un concept stratégique européen distinct du concept stratégique de l’OTAN ?

Je me tourne vers un ancien ambassadeur de France à l’OTAN qui a beaucoup réfléchi sur ces questions pour lui demander ce que nous pouvons faire aujourd’hui.

Peut-on revenir sur un certain nombre de choix qui ont été faits ? M. Malis a défini tout à l’heure la stratégie comme le moyen de défendre une certaine souveraineté nationale, une certaine capacité de choix et servir nos intérêts. Discernez-vous dans le pays les conditions qui donneraient un sens à une stratégie ?


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Fondation Res Publica I Dimanche 6 Juin 2010 I | Lu 2293 fois





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