Faire souffler l’esprit républicain


Intervention de Georges Corm, Ancien ministre des Finances de la République libanaise, auteur de "Le nouveau gouvernement du monde" (La Découverte, 2010) , au colloque "Quelles perspectives pour la France en Méditerranée?" du 17 janvier 2011.


Faire souffler l’esprit républicain
Georges Corm
Je veux d’abord remercier la Fondation Res Publica et Jean-Pierre Chevènement de cette aimable invitation. Je vais me livrer à un exercice d’équilibriste car je suis à cette tribune le seul Méditerranéen de la rive sud au milieu de Méditerranéens qui évoluent dans un couloir du sud au nord de l’Europe.

Jean-Pierre Chevènement
Pour parler de la France, nous avons considéré que vous étiez très bien placé.

Georges Corm
Mon rôle se bornera, par quelques remarques, à évoquer des sensibilités qui, de l’autre côté de la Méditerranée, souhaiteraient dialoguer davantage avec la France que nous aimons, celle de la Révolution française. L’une des plus grandes œuvres écrites par le Cheikh Tartaoui, de l’Al-Azhar, est le fruit d’un séjour de quatre ans à Paris. Il a écrit en 1830 ce chef d’œuvre absolu où il fait part de son émerveillement devant les progrès de la France dans le monde et en Europe, érigeant la France en modèle.

Je crois, en dépit du méditerranéo-scepticisme exprimé par mon prédécesseur, que les Français ont ici une certaine responsabilité. L’image de la France est restée forte. Elle suscite des attentes. La politique arabe du Général de Gaulle a laissé des traces toujours très présentes.

En écoutant Hubert Védrine prôner les politiques bilatérales, je me suis souvenu de la déclaration exprimée sur un ton jubilatoire par Roland Dumas, à la suite de la première guerre du Golfe, dans Le Monde et qui disait ceci en substance: « La politique arabe de la France est un mythe dont heureusement nous nous sommes débarrassés ».

À la suite de la première guerre du Golfe en 1991, me trouvant aussi seul représentant du sud à une table ronde, j’avais terminé mon allocution en disant : « De Napoléon Bonaparte à Norman Schwartzkopf, toutes les armées du monde, qu’elles viennent de l’autre côté de la Méditerranée ou de l’Atlantique, nous passent sur le corps. Nous en avons assez ! ». Michel Jobert avait alors finement remarqué : « Il y a une différence fondamentale entre Napoléon Bonaparte et Norman Schwartzkopf : Napoléon Bonaparte est arrivé avec une équipe de savants qui a contribué à changer la face de la Méditerranée ». Je pense que Michel Jobert avait raison et je ne partage pas la position d’Hubert Védrine qui minimise l’influence qu’exerce encore la France, même quand elle fait des erreurs. En tant que Libanais, nous avons subi récemment les conséquences de ces erreurs. Mais la France c’est la France ! Elle garde un très fort rayonnement en Méditerranée.

Je ne parlerai pas non plus, comme il le fait, de la « lâcheté européenne ».

Le « piège de l’UPM » ? Je ne vais pas aussi loin, mais comme lui je trouve un peu commode la posture qui consiste à laisser faire les Américains et les Israéliens en se réfugiant dans le bilatéral.

Pourquoi minimiser le rayonnement que la France continue d’exercer ? De nombreux étudiants arabes sont toujours accueillis en France et c’est avec jubilation que nous recevons, à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, des étudiants français, italiens ou espagnols. Plus de la moitié des étudiants inscrits dans mes séminaires de maîtrise viennent d’Europe, essentiellement de France.
Cela interdit de sous-estimer le rôle de la France. Il pourrait, certes, être amélioré mais je ne me permettrai pas de dicter la façon d’agir de la France, surtout en présence de mes collègues français ici présents, tous plus prestigieux les uns que les autres.
En revanche, j’aimerais que nous réfléchissions ensemble à cette histoire d’amour déçu. Je voudrais que nous déconstruisions les énormes espérances suscitées des deux côtés de la Méditerranée, d’abord par le processus de Barcelone, puis par l’UPM, afin d’éviter de retomber dans les mêmes errements et pour que nos espérances soient mieux ciblées, mieux centrées que précédemment.

Je partage l’idée d’Hubert Védrine : la Méditerranée est une mer conflictuelle. Je dirai même que la Méditerranée de type impérial, celle de l’Empire romain d’Occident puis d’Orient, des Grecs, apparaît peut-être plus sympathique à notre imaginaire romantique. C’est aussi vrai de la Méditerranée de l’Empire ottoman où on pouvait circuler d’un pays à l’autre sans visa ni passeport. Dans son remarquable livre « Vidal et les siens » (1), Edgar Morin a raconté que son père, arrivé à Marseille au début du XXème siècle, ne s’habituait pas à l’idée de frontière, à l’idée que, pour sortir de France, il lui fallait présenter un passeport. À une époque, les Arabes, eux aussi, ont fait de la Méditerranée un grand espace incluant une grande partie de la péninsule ibérique.

N’y a-t-il rien entre une Méditerranée gouvernée d’une main de fer par une puissance impériale, et la Méditerranée balkanisée, conflictuelle que nous connaissons aujourd’hui ?

C’est sur cette question que je vais focaliser mes réflexions.

Dans l’atmosphère stupide, irrespirable de « conflit de civilisations » qui a été fabriquée par de misérables idéologues au cours des dernières décennies, je voudrais faire deux constatations :

La ligne de fracture en Méditerranée n’est pas imputable à l’islam, elle a d’abord été purement temporelle. On se souvient des affrontements entre Romains et Carthaginois (2), puis entre Empire romain d’Orient et Empire romain d’Occident et à l’intérieur même du monde chrétien, puisque plus tard sera consacré le schisme entre l’Eglise orthodoxe et celle de Rome. C’est de l’intérieur de la Méditerranée que vient cette énorme rupture. On attribue la ligne de fracture à l’arrivée de l’islam, que ce soit l’islam turc qui, par deux fois, fut sur le point de faire tomber Vienne ou l’islam arabo-maghrébin qui réalisa l’Andalousie. Nous oublions que notre rive de la Méditerranée a toujours pratiqué la double et même la triple culture, en tout cas jusqu’au début du colonialisme – ou jusqu’à l’arrivée des Turcs, on peut en débattre. À Beyrouth au VIème siècle, on parlait l’araméen, la langue du peuple, la langue du Christ. Mais les élites connaissaient le grec et le droit était enseigné en latin dans une des écoles les plus prestigieuses de l’empire Byzantin. L’Empire ottoman a été un formidable empire gréco-turc, arménien et arabe. J’ai consacré tout un ouvrage à montrer comment l’idée de l’État-nation moderne, arrivée un peu comme un éléphant dans un jeu de quilles, a, sur son passage, peu à peu réduit ces très grandes diversités culturelles, ethniques, religieuses (3). Nous en voyons hélas une illustration dans l’Irak occupé par les États-Unis, notamment avec le sort des Chrétiens.

Tout le monde a applaudi le discours prononcé par M. Obama au Caire en 2009. Je n’y ai vu que la doctrine néoconservatrice exprimée sur un ton plus poli que celui de Georges Bush et agrémentée de quelques versets du Coran. Mais rien n’a évolué, ni sur la Palestine, ni sur l’Iran, ni sur le Liban, nous venons de le voir avec la crise actuelle. L’engagement américain de « protéger les minorités » m’a particulièrement alarmé. Barack Obama a cité les Coptes – on sait ce qui s’est passé - et les Maronites… Depuis deux cents ans, chaque fois qu’un dirigeant occidental prétend protéger une minorité, il faut s’attendre à des massacres collectifs de ces communautés dites « minoritaires ».

Une Méditerranée gérée par un axe américano-séoudien (il ne faut pas oublier le rôle important joué par l’Arabie séoudite aujourd’hui en Méditerranée) est une catastrophe pour les Méditerranéens. Que dire l’axe américano-israélien ! En tant que Méditerranéen, je refuse absolument d’être phagocyté tant par les puissances financières de la péninsule arabique que par les puissances atlantiques. La Méditerranée aux Méditerranéens (fût-ce avec ses conflits) ! Jusqu’à la fin de mes jours, je me battrai contre une Méditerranée américano-israélo-séoudienne. Je pense trouver un soutien en France et en Europe parce que c’est la voie de la paix et de l’apaisement.


Je distinguerai ici les deux domaines de l’économique et du politique.

Sur le plan économique, je ne veux pas jeter le bébé avec l’eau du bain.
Depuis le processus de Barcelone beaucoup de programmes utiles ont été menés, qu’il s’agisse de protection du patrimoine, d’environnement, d’eau. Aujourd’hui, l’IPEMED (4), qui sert un peu de bureau d’études à l’UPM, reprend ces questions vitales. Je ne suis pas de ceux qui disent que ces programmes n’ont servi à rien.

Mais quand je confronte le montant des aides aux résultats économiques, je suis effaré. Le montant de l’aide, de 1973 à 2000, s’élève à 123 milliards de dollars, chiffre colossal auquel il faut ajouter 60 milliards de dollars de 2000 à 2009. Certes, une grosse part de l’aide (environ 60%) a été accaparée par l’Égypte et Israël pour financer leurs besoins militaires. En sus de ce flux d’aide, les transferts des émigrés ont apporté 565 milliards de dollars depuis 1970 (selon la Banque mondiale). Et rien n’a bougé dans le dynamisme des économies réelles. Selon moi, les dirigeants de la bureaucratie européenne, de la Commission européenne, pris dans le maelstrom néolibéral, ont visé à aligner les institutions sur les demandes de l’économie néolibérale. Je n’ai rien d’un socialiste, mais la sanctification de l’investissement privé – dont on attend des miracles – me scandalise ! Sur le terrain, l’investissement privé, étranger et local, va logiquement vers les secteurs qui génèrent de très hauts profits avec les moindres risques : le foncier, l’importation et la grande distribution commerciale, les industries ultralégères et le tourisme. Il y a eu un peu de sous-traitance textile, jusqu’à l’épuisement de l’effet de l’accord multifibres. De plus, cet investissement étranger bénéficie d’avantages fiscaux incroyables, au nom du fameux Business Climate. La concurrence fiscale est terrible pour les États du sud de la Méditerranée et de l’Europe. Cela s’illustre avec ce qui se passe en Tunisie, que je salue en espérant, comme Hubert Védrine, que tout se passera bien et qu’on n’essayera pas de détourner cette merveilleuse jeunesse, cette merveilleuse révolution qui est probablement un grand événement dans l’histoire de la Méditerranée. Déjà, hélas, nous voyons des gens qui s’immolent par le feu en Algérie et en Égypte.

L’Union européenne s’est tiré une balle dans le pied en se lançant dans une politique de libre-échange effrénée : L’UE, légitimement, cherchait à limiter l’immigration à un moment où la machine économique ne lui permettait plus de l’intégrer comme durant les Trente glorieuses. Mais ce libre-échange aveugle ne fait qu’accentuer la pression migratoire. Pendant plusieurs années, je me suis abstenu de participer aux colloques bruxellois parce qu’il était vain d’y combattre les convictions religieuses néolibérales. Je suppose dans mon dernier ouvrage que les partis communistes d’antan ont dû fonctionner de cette façon : Moi-même, expert de la Banque mondiale ou de l’Union européenne, j’ai été obligé, lors de ces grandes réunions, de faire de la surenchère néolibérale pour pouvoir introduire un tout petit peu de nuances !

La crise n’a rien changé. Les chiffres sont là. Dans un rapport d’évaluation sur la coopération de l’Union européenne avec le Maroc dont j’avais la charge en 2005, je me félicitais des mises à niveau institutionnelles. Le Maroc est un très bon élève (tout comme la Tunisie), mais l’économie réelle ne bouge pas. Elle n’est pas dynamisée et tant qu’elle ne produira le nombre d’emplois nécessaire, nous sommes en terrain très dangereux (le terrain favori des islamistes). Les investissements privés vont chez les petits copains des chefs d’États ou sont le fait des multinationales qui sont dans les bonnes grâces des petits copains des chefs d’États. Ce soi-disant néolibéralisme a donc renforcé des structures familiales oligopolistiques qui, travaillant avec la structure du pouvoir, font que rien ne bouge. Certes, nous avons des buildings extraordinaires, les plus beaux malls commerciaux du monde. 80% des investissements, y compris étrangers (massivement séoudiens) vont dans les grands aménagements fonciers de luxe pour touristes ou riches autochtones.

C’est la recette de la catastrophe. Je l’écris depuis vingt ans, avec l’impression de parler à des sourds.

Dans le domaine politique, nous assistons aussi à un carambolage des objectifs.

Nous venons de voir comment l’UE joue contre son objectif économique : freiner la pression migratoire.
Son objectif politique est d’intégrer Israël avec les pays arabes. On abandonne donc toute idée de dialogue euro-arabe dont je dois rappeler combien, dans les années 70, il a fait naître d’espoirs dans les opinions arabes.

L’idée de forcer des Arabes à s’asseoir avec des Israéliens alors que les occupations continuent est insupportable. Mes amis européens tentent de me convaincre : Regardez nous, Français et Allemands, nous avons fini par faire la paix après nous être tant combattus ! Oui, mais la paix ne s’est pas faite avec des territoires qui continuaient d’être occupés, avec des droits constamment violés, avec des principes humanitaires bafoués.

Je me souviens des déclarations très fortes du Général de Gaulle (5), notamment après l’attaque de l’aéroport de Beyrouth par un commando israélien en décembre 1968. J’ai relu la déclaration de Venise de 1980 (6). Je mesure l’immensité du recul français et européen.

Régis Debray, ici présent, sait, comme beaucoup de personnes bien informées, qu’il n’y a plus de place pour un État palestinien. On nous mène en bateau quand on parle de deux États. Je pense que nous irons vers une solution sur le modèle de l’Afrique du sud. Ce sera très long : quarante ans, cinquante ans… L’Union européenne va-t-elle s’entêter à forcer des Arabes à s’asseoir à côté d’Israéliens ? Personnellement je me refuse à assister à des colloques où je sais qu’il y a une présence israélienne trop dérangeante.

Vous essayez d’imposer une équation impossible : Un Arabe, aussi européanisé, aussi francisé soit-il, ne pourra jamais avoir la même sensibilité que vous à propos des horreurs commises durant la Seconde guerre mondiale. Ce n’est pas possible, nous ne sommes pas partie prenante à la mémoire traumatisante des rapports judéo-chrétiens dans l’histoire de l’Europe. Ni l’antijudaïsme de nature théologique, ni l’antisémitisme raciste de Hitler ne nous concernent. Vous ne pouvez pas nous demander de faire une exception extraordinaire à tous les principes du droit international et du droit humanitaire parce que l’État d’Israël abrite les rescapés de cet holocauste indescriptible, immonde. Nous ne sommes pas partie prenante à cette histoire traumatique. C’est pourquoi je prétends que nous n’avons pas de conflit de civilisations ni même de valeurs, mais un conflit de mémoires traumatiques. Notre mémoire traumatique récente, c’est la colonisation exercée par la France et l’Angleterre et la création de l’État d’Israël. Elle ne sera jamais la réalité des rapports entre les Européens chrétiens et les Européens juifs. C’est impossible. Quelques régimes arabes complaisants, pour jouir du support des États-Unis, participeront aux réunions, ouvriront des bureaux plus ou moins officiels, signeront des traités de paix… mais l’opinion arabe ne sera jamais de ce camp. Elle ne peut pas l’être. Certes, certains Libanais se sentent très proches de l’Occident parce qu’ils pensent naïvement, à l’encontre de tous les faits historiques, que c’est le seul qui puisse protéger le Liban. Mais beaucoup d’autres gardent le souvenir des bombardements quotidiens par l’État d’Israël, de 1968 à 2000. J’étais dans Beyrouth-ouest lors de l’attaque de l’armée israélienne : deux mois et demi de bombardements intensifs par terre par mer et par ciel, 30 000 victimes ! 1400 morts à Gaza, 1350 tués lors de l’attaque israélienne de 2006… 30 000 victimes pendant l’été 2002, à Beyrouth ! Respectez aussi cette mémoire traumatique.

Acceptons ce fait : Les valeurs judéo-chrétiennes ne s’opposent pas aux valeurs arabo-islamiques, ce sont les mémoires traumatiques qui différent. Essayons d’apprivoiser ces mémoires. Demander aux officiels arabes de s’asseoir avec des Israéliens lors des réunions européennes ne guérira pas le traumatisme mais, au contraire, en faisant monter les enchères, fera le lit des différentes formes d’islamisme. Nous courons à la catastrophe, au sein des sociétés européennes, au niveau des rapports entre communautés musulmanes immigrées récentes et les majorités. Nous le voyons déjà dans le jeu de l’extrême-droite raciste.

Je me tourne vers Jean-Pierre Chevènement, dont je partage l’attachement aux idées républicaines qui, seules, peuvent aider à trouver une solution, y compris au conflit israélo-palestinien.

J’ai toujours plaidé pour une Palestine ouverte aux trois religions monothéistes. Le Christ n’est pas né à Rome, à ma connaissance, encore moins à Washington ! Les résolutions de l’ONU et le plan de partage ont toujours déclaré Jérusalem ville ouverte. Les lieux saints appartiennent aux trois religions. Or, chaque jour, ce principe est bafoué.

Raccrochons-nous aux principes généraux du droit républicain. Nous sommes tous égaux. Il ne peut pas y avoir un État au-dessus des lois tandis que les autres sont punis au-delà de toute mesure : je songe à l’embargo criminel imposé par les Nations unies à l’Irak.

Un musulman, un chrétien, un juif ont les mêmes droits à être présents en Palestine. On ne peut pas en faire une terre d’exclusivisme religieux. Il faut sortir d’un hégélianisme un peu primaire qui ferait de la création de l’État d’Israël une espèce d’accomplissement de l’histoire. Depuis le début, c’est une colonisation. Si elle avait été le fait de bouddhistes, la résistance aurait été la même. Ce n’est pas parce que ceux qui ont colonisé progressivement la Palestine sont de confession juive qu’il y a de la résistance, mais parce qu’il s’agit bel et bien d’une occupation à caractère d’implantation coloniale.

Si nous ne quittons pas les logiques de type communautaire dans lesquelles nous nous enfermons, si nous ne revenons pas à l’esprit républicain qui est la plus belle chose que la France ait donnée au monde, je crois que le conflit va s’éterniser.


Jean-Pierre Chevènement
Je regrette qu’Hubert Védrine ait dû nous quitter. Il me reviendra la tâche de rétablir quelques équilibres et peut-être de dissiper quelques malentendus. J’essaierai de le faire en toute loyauté à son égard tout en restant le plus près possible des faits et des sensibilités, tellement vives et exacerbées dans notre Méditerranée. Mais peut-être les orateurs que nous allons écouter maintenant vont-ils eux-mêmes vous répondre.

Je me tourne d’abord vers Jacques Huntzinger qui fut ambassadeur dans plusieurs pays dont Israël. Je prends la liberté de conseiller son très beau livre sur la Méditerranée .


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1) « Vidal et les siens » de Edgar Morin, Seuil, 1989
2) Les guerres Puniques opposèrent Rome à Carthage de 264 à 146 av. J.C., date à laquelle la ville de Carthage fut détruite et c'en fut fini de la puissance punique. Le territoire contrôlé par l'État carthaginois fut réduit en provinces romaines sous le nom d'Afrique.
3) L’Europe et l’Orient. De la balkanisation à la libanisation. Histoire d’une modernité inachevée, de Georges Corm, La Découverte, Paris, 1988 (édition de poche en 2002).
4) L’IPEMED, Institut de prospective économique du monde méditerranéen, think tank euro-méditerranéen, est une association reconnue d'intérêt général, créée en 2006.
5) Le 1er janvier 1969, lors de la cérémonie des vœux du corps diplomatique pour le Nouvel an, le général de Gaulle dénonce « les actes exagérés de violence comme celui qui vient d’être commis par les forces régulières d’un État sur l’aérodrome civil d’un pays pacifique et traditionnellement ami de la France. » Et le 3 janvier 1969, le gouvernement français décide de faire un embargo général vis-à-vis d’Israël sur toutes les armes et même les pièces de rechanges des avions déjà vendus.
6) Dans la Déclaration de Venise, les États membres de l’Union européenne se prononcent pour :
• la reconnaissance du droit à l’autodétermination des Palestiniens ;
• la fin de l’occupation israélienne ;
• l’illégalité des colonies juives et des actes de lois modifiant le statut de Jérusalem ;
• la nécessaire implication de l’OLP dans les négociations de paix.

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Le cahier imprimé du colloque "Quelles perspectives pour la France en Méditerranée?" est disponible à la vente dans la boutique en ligne de la Fondation

Fondation Res Publica I Lundi 11 Avril 2011 I | Lu 1905 fois


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